CHAPITRE PREMIER. T
£œurs qu'un Vénitien, demeurant alors à Rome,
charmé des dispositions de cet enfant, voulut,
dit-on, pour encourager ses parents à lui faire
faire ses études, prendre sa part de la dépense
/Nécessaire 4.
À peine avait-il sept ans qu'on l'envoya au Collège Romain, dirigé par les jésuites. Il y eut constamment les plus grands succès. A la fin de ses études, lorsque parut la célèbre comète de 1618, le P. Grassi, l'astronome de la Compagnie, fit soute-
noso il suo spirito nel recitare con maravigliosa vivacità e buona gratia sermoni negli esercitii spirituali de i padri deir Oratorio, mentre accompagnando tutto ciô che diceva con espressioni d'intiero intendimento lasciava quasi dubbiosi li auditori in giudicare se i suoi aggiustati discorsi fossero parli del di lui più che puérile ingegno o mero effetto di memoria. » Mémoire de la Rivista : « Comincio da fanciullo, che ancor non ave va compiti i cinque anni, a recitar in publico i sermoncini che si sogliono far in Borna neir Oratorio de' Padri di S. Philippo Nerinella Chiesa nuova e nel monte diS. Onofrio, ne' quali cosi bene e con tanta gratia si portava che rapiva i cuori di chi Tascoltava, con cui in sin allora si guadagno un affetto cosi grande ed un* aura populare che l1 duro per sempre, di maniera che li erano fatte di grandissime cortesie. »
1 Mémoire de la Rivista : « Io posso in verità testare che essendo queste sue prérogative conosciute da un tal Labia, di natione Veneto, in Roma commorante ed assai facoltoso ; ben informato che la borsa di Pietro non era bastante a poter soccorrere a tutte le spese délia casa ed al mantenimento di Giulio in tutte le cose e particolarmente per mantenerlo alli studii, gli assegno una certa provisionedi 10 scudi al mese quali effet tivi gli erano con ogni puntu alita pagati acciô commodamente potesse attendere aile scuole e tirarsi avanti nelle lettere. »
nir au jeune Jules, alors âgé de seize ans, des thèses publiques sur cet intéressant sujet dans la grande salle du collège, en présence d'une nombreuse assemblée de cardinaux, de princes et de lettrés. Mazarin se montra digne de la confiance de son professeur et déploya dans l'argumentation une adresse, une fermeté, une éloquence qui lui valurent des applaudissements unanimes. Un peu plus tard, les jésuites, pour célébrer la canonisa-, tion de saint Ignace, donnèrent une grande représentation dramatique, à laquelle ils invitèrent tout ce qu'il y avait à Rome de plus considérable ; mais ils ne savaient à qui confier le personnage de saint Ignace, le héros de la pièce. Ils s'adressèrent à leur ancien élève, qui, après s'être fait un peu prier, finit par accepter, et joua son rôle avec une telle vérité que toute l'assemblée fut transportée d'admiration, et le jeune acteur fêté et célébré comme le plus grand comédien qu'on eût jamais entendu1. Cette réputation, commencée sur la scène du Collège Romain, nous la lui verrons soutenir dans les comédies de tout genre où le sort l'appela à jouer des rôles encore plus difficiles que celui de saint Ignace.
Jules Mazarin, à la fleur de l'âge, était beau
1 Benedelti et le mémoire de la Uivista.