‹ La jeunesse de Mme Desbordes-Valmore d'après des documents nouveaux: d'apre?s des documents nouveauxChapitre 12 sur 62 · A Frédéric Lepeytre, 12 octobre · texte numérisé non relu

A Frédéric Lepeytre, 12 octobre

98 M" m DESDORDES-VALWORE.

nouveau dans une lettre à son mari, mêlée au tendre souvenir d'une amie d'enfance, disparue, maïs non oubliée (elle n'oubliait jamais!) : — « Une chose qui louchera ton cœur, parce que lu comprendras l'émotion profonde du mien, c'est l'envoi d'un petit portrait d'Albertine, dont sa mère, qui vit encore, me fait le sacrifice, grâce à la persistance de madame Sundeur. Ce portrait n'est pas ressemblant, mais c'est toute une époque pour moi retracée, et puis il est fait d'après elle ; la couleur du schall qu'elle portait alors, la couleur de ses cheveux, et le sacrifice que m'en fait sa vieille mère, tout cela me pénètre. On n'oublie pas, on reste jeune en dedans. Je suis prise quelquefois de transports que je n'ose pas te montrer. Va! l'âme est impérissable, et tout ce qui est au-dessus l'accompagne à l'éternité. Quelle douce certitude, de posséder toujours ta chère image et ma tendresse pour toi M... »

Cet amour conjugal, dont elle donna tant de preuves à son mari, elle le définit presque en écrivant à une amie : — « 11 y a bien de l'amour dans les vers de votre mari, et vous êtes bien heureuse de pouvoir admirer à ce point ce que

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