‹ La jeunesse de Mme Desbordes-Valmore d'après des documents nouveaux: d'apre?s des documents nouveauxChapitre 11 sur 62 · A Duthillœul, 30 juin · texte numérisé non relu

A Duthillœul, 30 juin

c est avec auenarissemem que un de leurs enfants l . »

Puis, c'est l'amour de la fam de la lutte terrible qu'elle eut sa vie, le sentiment des sacrifi pose pour être utile aux siei cachant une détresse dont elle profondeur; voyez si ceci n'es — « ... Eh bien, tout ce que femme, d'inventions, de paroi utile, je l'emploie à dérober humble lutte à mon cher mari rait pas huit jours. Je sauve s< de mes humiliations, et ce n monde qu'il saura par quelles i par quelles larmes restées entr lui ai jusqu'ici sauvé le trisl qui n'a pas encore manqué su de nos enfants. Le froid ne 1<

attristés f . »

elle effleure ici, fut toujours pour elle un soutien et une consolation, et ne l'abandonna jamais. On le retrouve, entre cent autres, dans une lettre adressée à un père désolé, comme elle, de la perte récente d'une fille, et elle l'exprime d'une façon singulièrement dramatique : — « ... Et vous, bon et malheureux père aussi, qu'avcz-vous qui vous aide à la foi? Il faut vous y attacher avec passion et sortir violemment de cette tombe que vous portez en vous-même. Obéissons et tendons nos bras vers l'avenir, puisque le passé nous a trompés. L'avenir, l'avenir, Frédéric, nous rendra nos enfants. Ils y sont, ils existent, c'est sûr, comprenons-le bien, et sans tout ce qui nous empêche de respirer. Votre amour de fille, la mienne que faime jusque dans mes os, elles

sont là, tout près Seulement, nous ne voyons

pas leurs charmes Mais qui donc peut se

vanter de nous les ôter de l'âme? Eh bien, soyons raisonnables, ayons la vraie piété, croyons, et rendons heureux ce qui nous entoure, car nous sommes affreusement désenchantés par la mort '....! »

C'est encore cette pensée qui s'affirme de

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