‹ La jeunesse de Mme Desbordes-Valmore d'après des documents nouveaux: d'apre?s des documents nouveauxChapitre 14 sur 62 · A madame Antoinette Dupin, décembre · texte numérisé non relu

A madame Antoinette Dupin, décembre

absolument pas comprendre que Ton n'ait pas toujours assez pour les besoins les plus humj blés de la vie. Ne parlons donc pas des riches,

sinon d'être contents de ne pas les sentir souffrir comme nous *. » Nulle pensée mauvaise ne pou-

j vait pénétrer dans ce cœur plein de charité.

i Madame Desbordes- Valmore, je l'ai dit, fut

en relations et souvent en correspondance avec beaucoup, on pourrait dire avec la plupart des écrivains de son temps. Non que, modeste oiseau qu'effarouchaient les gloires de ce monde, elle cherchât ou provoquât jamais ces relations; mais celles-ci s'offraient d'ellesmêmes, par suite de l'admiration qu'excitait de toutes parts son talent si touchant, si pénétrant en même temps que si profondément personnel et original. On connaît les strophes admirables que, grâce à une méprise dont Sainte-Beuve [ nous a donné le secret, lui adressa Lamartine, J ainsi que les deux lettres qu'elle reçut de lui. J Combien d'autres ne reçut-elle pas de tant de poètes et d'écrivains qui la reconnaissaient ellemême pour un grand poète! et que de noms on J pourrait citer, depuis les plus modestes jusqu'aux plus grands et aux plus glorieux! C'est,

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