CLXXIX. Begoy
Né le 24 novembre 1744 à Bologne (Haute-Marne), conducteur de charrois à l’armée d’Allemagne (l°r janvier 1760-ler mars 1763), canonnier (3 mars 1765), sergent (15 octobre 1765), fourrier (23 novembre 1768), garçon-major avec rang de lieutenant en second (10 janvier 1771), pourvu durant deux ans d’un brevet de capitaine d’artillerie pour les colonies françaises (20 octobre 1776), élu par 4 voix sur 6 quartier-maître-trésorier du régiment de La Fère (17 janvier 1784), capitaine par commission (17 février 1788), plusieurs fois recommandé par ses chefs qui sollicitaient pour lui des gratifications « en considération de son zèle, du bon ordre qui régnait dans sa comptabilité et de son peu de fortune pour soutenir sa famille », chevalier de Saint-Louis (7 février 1791), André Degoy avait fait deux campagnes en Allemagne (1760-1762) et deux autres, sous les ordres de M. du Coudray, dans l’Amérique septentrionale. Il fut nommé le 16 août 1793 chef de bataillon du 1er régiment d’artillerie, et, le 21 mars 1797, chef de brigade; puis, après avoir été directeur à Toulouse, inspecteur aux revues à Milan (29 décembre 1801), à Bourges (5 mars 1803), à l’armée de Portugal (12 janvier 1808), derechef à Bourges (8 décembre 1808). Il mourut le 5 juillet 1810. Sa veuve obtint, par décret du 16 octobre 1810, une pension de 600 francs. Son fils, Jean-Adam, né à Douai le 27 février 1787, élève à Saint-Cyr (19 novembre 1802), puis à Fontainebleau (26 juillet 1803), souslieutenant au 82e régiment (9 janvier 1805), et au 23° chasseurs à cheval (15 mai 18061, lieutenant dans ce même corps (3 juin 1809), aide de camp de Lapoype (13 mars 1810), fut admis à la retraite, sur sa demande, le 30 juillet 1811 : il avait été blessé à Aspern par un coup de feu qui lui fracassa la jambe, et ce fut lui qui, à Ebersberg, porta à Claparède l’ordre de marcher.