CXCIV. Jullien de Bidon
Joseph-Louis-Victor Jullien de Bidon, né le 12 mars 1764 à La Palud, dans le Vaucluse, élève surnuméraire d’artillerie (16 août 1781), élève d’artillerie (18 janvier 1782), reçu le 28“ sur 33 au concours des officiers en 1783, lieutenant en second surnuméraire à l’Ecole de Valence (1er septembre 1783), lieutenant en second au régiment de Besançon (4 juillet 1784), puis au régiment de La Fère (3 octobre 1784), lieutenant en premier à ce dernier régiment (1er mai 1789), capitaine en second au 5e régiment d’artillerie (1er avril 1791), adjoint aux
NOTES ET NOTICES
adjudants généraux de l’armée du Rhin (1er mai 1792), adjudsnt général chef de bataillon (29 janvier 1794), confirmé par le ministre de la guerre dans ce grade que lui avaient donné les représentants Lacoste et Baudot (29 novembre 1794), adjudant général chef de brigade (13 juin 1795), préfet du Morbihan (5 janvier 1802), général de brigade (29 août 1803), comte de l’Empire (14 février 1810), fut retraité le 4 septembre 1815 et mourut à La Palud le 19 mai 1839. Les deux billets inédits que Napoléon lui adresse en Egypte sont 1 un, du 20 septembre, l’autre du 4 octobre 1798.
Son trère Auguste-Louis, sous-lieutenant au 72° régiment d’infanterie (15 septembre 1791) et lieutenant (1er août 1 791), devient son adjoint le 21 novembre 1794, il est confirmé dans cette fonction et nommé capitaine au 72° le 11 décembre 1796, mais le 5 janvier 1800 il meurt de la peste à Alexandrie. Sa veuve, Jeanne Avril, obtint le 24 avril 1802 une pension de 200 francs, conformément à la loi.
Un autre frère de Jullien de Bidon, Thomas Prosper, né le 21 décembre 1773 à La Palud, sous-lieutenant au 35e ou régiment d’Aquitaine (12 janvier 1792), lieutenant (1er juillet 1792), adjoint à l’adjudant général Saint-Hilaire (3 janvier 1794) avec rang de capitaine (3 avril 1795), puis aide de camp du général Saint-Hilaire (25 août 1797) après avoir passé comme capitaine à la 75° demibrigade (5 octobre 1796), se distingua particulièrement au passage des g'orges de la Brenta (7 septembre 1796), devint aide de camp de Bonaparte le 9 avril 1798, mais fut tué par les habitants d’Alkam en allant du Caire à Rosette (2 août 1798).
CXCY. Menibus.
Georges-Nicolas-Aimé Ilellouin de Menibus, né le 3 février 1748 à Dieppe, lieutenant des gardes-côtes (3 février 1763), élève d’artillerie (15 octobre 1765), lieutenant en second (11 octobre 1767), lieutenant en premier (29 février 1768), capitaine par commission (3 juin 1779), capitaine en second (22 mai 1781), capitaine de sapeurs (11 juin 1786), capitaine de bombardiers (4 janvier 1787), capitaine de canonniers (4 octobre 1788), placé au 3° régiment ci-devant Besançon (1er avril 1791) et détaché au Havre où il prête serment à l’Assemblée le 17 juillet, émigre du Havre au mois de février 1792, fait la même année la campagne à l’armée des princes, rejoint le corps de Coudé le 18 septembre 1793 et y reste jusqu’au licenciement, d’abord comme caporal dans la compagnie d’artillerie (1794), puis comme capitaine en premier de la lr° compagnie soldée (1800). Le brevet de colonel que lui donna la commission des grades, datait du 31 décembre 1800. Il était chevalier de Saint-Louis depuis le 15 janvier 1791.
CXCYI. Molines.
Jacques-Joseph-Regis Blanc de Molines, né le 17 avril 1746 à Borée, dans l’Ardcche, aspirant (16 juillet 1766), élève d’artillerie (3 juillet 1768), lieutenant en second (6 novembre 1768), capitaine par commission (5 avril 1780), capitaine en second (26 octobre 1783), capitaine de sapeurs (21 janvier 1787), et de bombardiers (1er mai 1789), chevalier de Saint-Louis (1er juin 1791), chef de bataillon (8 mars 1793). Il fit quatre campagnes aux armées d’Italie et des Alpes et, après 34 ans et 6 mois de services, se retira (19 février 1797) avec une pension de 1 775 francs. Il était chevalier de Saint-Louis et fut, sous l’Empire, maire de la commune de Montéléger.
CXCYII. Boubers.
Alexandre-François-Joseph, chevalier Boubers de Mazingan, né le 5 janvier 1744 à Lihons (Somme), volontaire sur la frégate la Maréchale de Belle -
lsle (1757-1758), aspirant au corps de l’artillerie (31 juillet 1760), aspirant appointé (27 décembre 1761), élève (19 février 1763), lieutenant en second (31 octobre 1764) et en premier (15 octobre 1765), capitaine par commission (28 octobre 1774), capitaine en second (9 mai 1778), capitaine de bombardiers (5 avril 1780), capitaine de canonniers (4 mai 1783), lieutenant-colonel (16 mai 1792), chef de brigade du 3° régiment (5 août 1793), nommé général de brigade par les représentants du peuple Duquesnoy, Laurent et Isoré (31 octobre 1793), après la bataille de Wattignies où il commanda en chef l’artillerie à la place do Mérenveüe, destitué, autorisé à cesser ses fonctions (19 novembre 1796), commandant d’armes à Calais (23 septembre 1800) et à Valenciennes (21 février 1802), retraité (2 mars 1804), mort à Paris le 18 mars 1819. Boubers n’avait pas eu de très bonnes notes à ses débuts; il n’avait pas, disaiton, un goût bien décidé pour l’étude, et il était « dérangé par le jeu et le peu de ressources qu’il recevait de sa famille »; il avait « besoin de travail »; mais peu à peu il s’instruisit, et l’on reconnut qu’il « entendait la théorie » et « était de la meilleure volonté ». Il passait pour avoir sauvé l’artillerie et le trésor au camp de Maulde, lors de la défection de Dumouriez, et le fait, attesté jmr ce dernier dans ses Mémoires , était, dit le baron Evain, regardé comme constant à l’armée du Nord, bien qu’il ne fût pas mentionné sur les contrôles de l’artillerie et les états de services de Boubers.