‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 153 sur 188 · CXCIX. Manscourt · texte numérisé non relu

CXCIX. Manscourt

Jean-Baptistc-Félix Manscourt, ou comme il se nommait d’abord, de Manscourt du Itozoy, fils d’un avocat au parlement, lequel était attaché au prince de Conti, naquit à Paris le 26 novembre 1 749. Elève d’artillerie (6 novembre 1767), lieutenant en second au régiment de La Fère (29 mai 1768), lieutenant en premier (6 juin 1771), capitaine par commission (3 juin 1779), détaché à la manufacture d’armes de Maubeuge (25 mai 1783) et à l’École d’artillerie de Douai

(4 février 1785), capitaine de sapeurs (4 janvier 1787), capitaine de bombardiers (4 octobre 1788), il commande l'artillerie à Philippcville (5 décembre 1791), nuis a Sarrelouis (7 avril 1793). Promu chef de bataillon au 7° régiment (8 mars 1793) et général de brigade dans son arme (5 août 1793), il est à la tète de l’artillerie du corps des Vosges (10 septembre 1793). Suspendu presque aussitôt (24 septembre 1793), il parvient, grâce à ses instances et à celles des Jacobins d’Auxonne, par se faire réintégrer (4 octobre 1794) et employer à l’armée du Nord. Mais l’année suivante, il n’est pas compris dans l’organisation des états-majors (13 juin 1795); il perd, comme il dit, pour la seconde fois, les fonctions de général de brigade d’artillerie et, plutôt que de conserver ce g-rade dans l’infanterie, aime mieux descendre au grade de chef de brigade dans son corps d’origine (20 juillet 1795). Employé à la suite de la direction de Metz (24 août 1795), chargé provisoirement de l’inspection des forges de la Moselle (17 septembre 1795), directeur de l’arsenal d’Auxonne (17 janvier 1796), il se rend à l’armée d Italie comme chef de brigade, commandant l’artillerie de la division Sérurier (14 décembre 1796). Au début de l’expédition d’Égypte, Bonaparte le nomme général de brigade ou plutôt l’emploie dans ce grade que le Premier Consul lui confirmera trois ans plus tard. Prisonnier de guerre dans le royaume de Naples pendant vingt-six mois, Manscourt ne revit la France qu’au mois de mai 1801. Admis au traitement d’activité du grade de général de brigade (11 juillet 1801), puis au traitement de réforme (23 septembre 1801), il fut retraité le 1er septembre 1802.

Page 1