‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 165 sur 188 · CCXII. Malet · texte numérisé non relu

CCXII. Malet

Claude-Joseph de Malet, fils d’un chevalier de Saint-Louis et ancien capitaine de cavalerie, était né le 5 juin 1759 à Dole. Elève d’artillerie (1er août 1779), lieutenant en second au régiment de La Fère (22 juillet 1780), lieutenant en premier (25 mai 1783), capitaine par commission (6 avril 1788), capitaine en second au 5e régiment (1“*' avril 1791), il donna sa démission en avril 1792 pour émigrer et fut remplacé le 18 juin suivant. Après le 10 août 1792, il revint en France « pour le service du roi ». Il fut arrêté comme agent des princes et renfermé jusqu’à la fin de 1794 ou château de Dijon. Au sortir de prison, il passa sous les ordres du général de Tessonet, qui l’employa de 1795 à 1797 à diverses missions dans le Lyonnais et le Jura; aussi reçut-il aux derniers jours de 1797 la croix de Saint-Louis. En 1799, pendant la campagne des Russes en Italie, il revint dans le Jura pour ranimer le courage des royalistes. Il reparut en 1814 et obtint des Bourbons la retraite de chef de bataillon au mois do janvier 1815. Lorsqu’il sut le retour de Napoléon, il partit pour la Vendée, mais il arrivait trop tôt et ne put être utile. Il alla rejoindre l’armée royale de Belgique et reprit du service comme chef de bataillon. Après Waterloo, il suivit Louis XVIII à Cambrai et resta dans cette place, par ordre du ministre, jusqu’à la fin de septembre, pour mettre en ordre le matériel de l’artillerie. Confirmé chef de bataillon d’artillerie (28 octobre 1815), admis à la retraite (16 mars 1816), rétabli dans le service actif (11 juillet 1817), admis dans les états-majors de place avec traitement d’expectative (22 août 1817), maintenu à la demi-solde jusqu’au 1er septembre 1824, il mourut à Paris le 25 octobre 1833. Cf. ses Recherches polit, et histor . parues en 1817.

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