CCXIII. Vimal de La Grange
François-Marie Vimal de La Grange naquit à Ambert le 6 janvier 1759. Il était fils d’André Vimal, écuyer et seigneur du Bouchet, et quatre gentilshommes du pays ainsi que l'intendant certifient qu’il « est noble et vit noblement ». Après avoir fait ses études à l’école que le sieur de Longpré tenait à Paris, rue Saint-Victor, Vimal de La Grange entra au corps royal de l’artillerie. Aspirant en 1777, lieutenant en second (29 juillet 1780), lieutenant en premier (4 avril 1784), second capitaine (1er avril 1791), capitaine-commandant (1er février 1792), il émigre et fait la campagne de 1792 à l’armée des princes, les campagnes de 1793, de 1794 et de 1795 dans l’armée hollandaise, la campagne de 1799 (comme canonnier noble) à l’armée de Condé. Il s’attache alors à Willot qui commandait pour le roi dans les provinces méridionales, et devint son premier aide de camp ; Willot certifie lui avoir donné au mois de juin 1800 le grade de lieutenant-colonel d’artillerie et avoir fait avec lui les campagnes de 1800, de 1801 et de 1802. A la fin de 1803, La Grange se rendit en France pour porter des instructions à divers agents employés sous les ordres de Willot. Le 20 novembre 1804, le sous-préfet Pourrat l’interrogea et examina ses papiers, sans rien trouver de suspect. Amnistié le 30 mars 1805, il voulut se rendre à Paris ; une décision du 29 mai 1806 lui refusa la permission. Il partit néanmoins, fut arrêté à Paris le 7 novembre 1807 et renvoyé le 14 à Ambert. Rentré dans le corps de l’artillerie le 5 janvier 1815 avec rang de lieutenant-colonel datant du 5 janvier 1814, destitué le 15 mars suivant par Napoléon, admis à la retraite le 30 août 1815, il demanda vainement un commandement de place de 3e classe dans le Midi.