‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 168 sur 188 · CCXVII. Marescot de la Nouë · texte numérisé non relu

CCXVII. Marescot de la Nouë

Bernard-François de Marescot de la Nouë ou Marescot le jeune, reçu le 30° sur 41 au concours des élèves d’artillerie en 1785 et 46e au concours des lieutenants en second en 1785 (cf. pièce lxxxix), était capitaine lorsqu’éclata la guerre de la Révolution. Après avoir formé des compagnies d’artillerie légère à Strasbourg (15 juillct-13 décembre 1792), il se rendit à l’armée du Rhin, puis revint à Strasbourg (15 avril-15 juillet 1793) et servit aux armées du Rhin et de la Moselle, assista aux combats de Blieslcastel et de Niederbronn, à la bataille de Frœschwiller, au déblocus de Landau, à l’affaire de Kaiserslautern (15juillet 1793- 20 juin 1794). Autorisé par le représentant Laurent (19 mai 1794), puis par le Comité de salut public (20 juin 1794) à passer dans l’arme du génie, à cause du nombre insuffisant d’ingénieurs à l’armée du Nord, Marescot prit part aux sièges du Quesnoy, de Valenciennes, de Condé, de Maëstricht. Il était chef de bataillon du génie depuis le 9 novembre 1795 lorsqu’il donna pour divers motifs sa démission, qui fut acceptée le 3 mars 1796. Mais Napoléon le remit en activité le 20 octobre 1804. Employé à l’état-major des armées, réintégré chef de bataillon (16 janvier 1806), Marescot servit sous le maréchal Ney au camp de Montreuil, et ensuite à la Grande Armée. Il fit les campagnes d’Autriche (1805), de Prusse et de Pologne (1806-1807), de Silésie (1807) et il était au siège de Neiss et à l’enlèvement du camp retranché de Glatz. Envoyé à l’armée d’Espagne (1er mars 1808), il revint en France avec l’autorisation de Joseph, et le 16 novembre 1809 donna sa démission que Napoléon accepta le 8 mai 1811.

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