‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 37 sur 188 · XXXI. Jessaint · texte numérisé non relu

XXXI. Jessaint

On consultera sur lui, non sans profit, la plaquette de Sellier, Notice biographique sur le vicomte de Jessaint (Châlons, 1S54) ; mais les détails suivants ne sont pas inutiles. Claude-Laurent Bourgeois de Jessaint était né le 25 avril 1764 à Jessaint. Il sortit de Brienne en 1782 et fut dès 1785 nommé receveur particulier des finances, à condition de n’exercer cette charge que lorsqu’il aurait atteint sa majorité. Maire de Bar-sur-Aube en l’an III, président de l’administration municipale du canton de Bar en l’an IV, préfet de l’Aube (21 février 1799), baron de l'Empire (15 août 1809), il ne quitte sa préfecture que le 12 novembre 1838. Son fils, auditeur au Conseil d’Etat en 1810, fut sous-préfet de Troyes en mars 1811 et de Genève en avril 1812.

XXXI bis. Bruneteau de Sainte-Suzanne.

Alexandre-François Bruneteau de Sainte-Suzanne, né au Mothé, commune de Poivre (Aube), le 29 décembre 1769, élève du roi à Brienne au mois d’août 1780, passé à l’école de La Flèche en octobre 1782, volontaire au 1er bataillon de l’Aube (1er septembre 1791), mis en réquisition pour le service des hôpitaux de l'armée du Nord (l6r avril 1793), étudiant en médecine et chirurgie à Reims, envoyé à Strasbourg pour y « profiter des leçons et de l’émulation de l’École de santé » (21 juin 1796), chirurgien de deuxième classe (16 janvier 1797) et de première classe (12 décembre 1800) au 2° régiment d’artillerie à cheval, sous-préfet de l’arrondissement de Saint-IIippoly te du Doubs (27 octobre 1802), député au Corps legislatif pour le département du Doubs (17 août 1804), préfet de l’Ardèche (16 mars 1806) et de la Sarre (7 août 1810), baron de l’Empire avec une dotation de 500 francs de rente sur l’octroi du Rhin (19 août 1812), préfet du Tarn (6 avril 1815), traduit devant une commission militaire à Rodez (15 juillet 1815) et mis en liberté après une détention de six semaines, préfet de l’Aisne (14 mai 1821), remplacé le 14 juillet 1823 par le comte d’Argout au grand regret et malgré les réclamations de tout le département, conseiller d’État en service extraordinaire, mort en 1840.

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