XXXIII. Nansouty
Nansouty (Etienne-Marie-Antoine Champion de), fils du major du Château- Trompette, né au Château-Trompette le 30 mai 1768, élève à Brienne, puis à l’École militaire de Paris (22 octobre 1782), sous-lieutenant dans Bourgogneinfanterie (26 mars 1785), capitaine de remplacement au régiment de Franche- Comté-cavalerie (6 avril 1788), réformé la même année avec ledit régiment et incorporé en qualité de capitaine de remplacement dans le régiment de Lauzunhussards (24 mai 1788), adjoint à l’adjudant général Poncet (20 décembre 1791), lieutenant-colonel au 26 chasseurs à cheval (5 mars 1792) et au 96 cavalerie (4 avril 1792), colonel ou chef de brigade (9 novembre 1793), général de brigade (29 août 1799), général de division (24 mars 1803), commandant des 2e et 4e divisions de cuirassiers (19 octobre 1811), colonel général des dragons (16 janvier 1813), commandant de la cavalerie de la garde impériale (29 juillet 1813), mort à Paris le 12 février 1815. Cf. Thoumas, Les grands cavaliers du premier Empire, II, p. 1-58. Remarquons que Nansouty n’a pu connaître Napoléon à l’École militaire de Paris; le 31 octobre 1784, la veille du jour où Bonaparte quittait Brienne, il recevait du concierge-garde-meuble Lemoyne la somme de 156 livres pour se rendre à Huningue où le régiment de Bourgogne tenait garnison.
XXXIY. Gudin.
Gudin de la Sablonnière (César-Charles-Étienne), né le 3 février 1768 à Montargis, gendarme surnuméraire de la garde du roi (28 octobre 1782), souslieutenant de remplacement au régiment d’Artois (2 juillet 1784), sous-lieutenant (8 septembre 1784), lieutenant (1er janvier 1791), adjoint provisoire aux adjudants généraux de l’armée du Nord (4 juin 1793), aide de camp du général Ferrand (31 octobre 1793), adjudant général chef de bataillon (26 décembre 1793), adjudant général chef de brigade (13 juin 1795), général de brigade (5 février 1799), général de division (6 juillet 1800), comte de l'Empire (7 juin 1808), blessé à Valoutina le 19 août 1812, mort à Smolensk trois jours après. Il avait un frère, Pierre-César, né le 30 décembre 1775. Ce Pierre-César fut pensionnaire à Brienne où il entra le 16 octobre 1785 et portait le nom de Gudin des Bardelières. Il était capitaine et aide de camp de son aîné lorsque Napoléon le nomma, sur la demande du général, chef de bataillon. Plus tard l’empereur le fit colonel du 16e de ligne, baron de l’Empire (14 février 1810), général de brigade (11 janvier 1812).
XXXY. Laplanche-Mortières.
Claude-Joseph de Laplanche-Mortières — qui signe L. Mortières — naquit à Aulnay, dans l’Aube, le 28 juin 1772. Il était fils d’un mestre de camp de cavalerie. Au sortir de Brienne, il fut page du roi à la grande écurie (25 avril 1 785-1 er ocLobre 1787), puis entra au régiment de Normandie comme sous-lieutenant (6 février 1788). Lieutenant (20 mars 1791) et capitaine (9 juillet 1792) au môme régiment, chef de brigade de la lre légion des Francs qui devint la 14e demi-brigade (14 septembre 1796-29 août 1803), il fut nommé adjudant supérieur du palais des consuls le 2 octobre 1802. Promu général de brigade (29 août 1803), employé au corps des grenadiers de la réserve (13 décembre 1803), commandant des dix dépôts de troupes à cheval de l’armée de Naples, il mourut de maladie à Chieli le 28 octobre 1806. Cf. (notamment p. 40 et 76) les Mémoires de Bigarré qui servit avec lui au régiment de Normandie et à la légion des Francs. « Il était aussi homme d’honneur qu’il
NOTES ET NOTICES
était bon camarade; élevé à Brienne avec Bonaparte, il dut à ce souvenir d être appelé par celui-ci à Paris, fit presque toutes les campagnes et est mort officier général. »