‹ La jeunesse de Napoléon (volume 3)Chapitre 48 sur 86 · XXXIV. Gasparin (p · texte numérisé non relu

XXXIV. Gasparin (p

Thomas-Augustin de Gasparin, homme de condition, comme le certifient en 1772 quatre gentilshommes du Dauphiné — était fils de noble Joseph-François de Gasparin et de dame Anne Dumas. 11 naquit à Orange le 27 février 1754. Sous-lieutenant au régiment d’infanterie de Picardie, plus tard le 2e (7 avril 1773 , lieutenant en second (16 octobre 1777), lieutenant en premier (4 décembre 1780), capitaine en second (15 juillet 1784), capitaine commandant (10 mai 1790), il donna sa démission le 15 janvier 1793 en vertu du décret qui interdisait aux membres de la Convention toute fonction publique pendant six ans après la session. Mais le décret fut rapporté, et, sur l’observation de Gasparin, un second décret déclara de nul effet les démissions données. Gasparin, bien que législateur et représentant du peuple, conserva donc ses droits à l’avancement et lui-même remarquait qu'il était le premier capitaine du 2e régiment et que depuis qu’il siégeait dans les assemblées, plusieurs de ses cadets avaient obtenu le grade de lieutenant-colonel. Aussi fut il nommé le 4 février 1793, sur sa demande, adjudant général lieutenant-colonel, et le 15 mai suivant il devenait adjudant général chef de brigade. Il tomba malade durant le siège de Toulon et alla se soigner à Orange dans sa famille. « Épuisé de fatigue, disuit Agricol Moureau ( Courrier d'Avignon, n° 239, 5 novembre 1793), Gasparin est venu à Orange; il est vénéré de l’armée entière et le jour où sa santé cruellement délabrée lui permettra de reparaître au camp, sera pour l'armée un jour de joie. » Mais le 11 novembre Gasparin mourait. •• Le vertueux Gasparin a cessé de vivre, écrivait Cervoni à Audouin ; la République a perdu un des défenseurs les plus zélés de la liberté, et nous un bien estimable et digne ami; je suis inconsolable de cette perle. »

NOTES ET NOTICES

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