XXXV. Carteaux (p
Jean-François Carteaux, fils de Nicolas Carteaux et de Françoise Margey , né le 31 janvier 1751 à Gouhenans (Ilaute-Saône), « enfant du corps » de Thianges- Dragons (1759-1765), sert au régiment d’infanterie de Bourbonnais (1767-1770), au régiment des dragons de Penthièvre (1770-1772), au régiment d’infanterie de Saintonge (1772-1779). Aide de camp de La Salle (14 juillet 1789) et de Lafayette (16 juillet 1789), lieutenant à la 29e division de gendarmerie (6 novembre 1789), adjoint aux adjudants généraux du camp de Meaux (7 septembre 1792), adjudant général surnuméraire sans appointements avec le grade de lieutenant-colonel (27 octobre 1792), adjudant général chef de bataillon (8 mars 1793), adjudant général chef de brigade à l’armée des Alpes (15 mai 1793), il est nommé le 21 juin 1793 général de brigade par les représentants Albitle, Gauthier et Dubois-Crancé, le 19 août général de division, le 7 septembre commandant de l’armée contre les rebelles du Midi, le 13 septembre commandant en chef de l’armée d'Italie, le 3 novembre général en chef de l’armée des Alpes. Là cesse sa fortune. Le 16 décembre 1793 le Comité le destitue et prescrit qu’il soit arrêté et conduit à Paris pour avoir ordonné la destitution et l'arrestation des membres de la commission militaire qui avait absous Camille Rossi, pour avoir requis les autorités civiles d’exécuter ses ordres, pour avoir employé aux travaux publics des individus incarcérés comme suspects, pour avoir violé tous les principes, usurpé et confondu tous les pouvoirs, réuni dans ses mains toute 1 autorité et tous les moyens et agi en tout dans le sens du gouvernement militaire! Enfermé le 24 décembre 1793 à la Conciergerie, Carteaux ne fut mis en liberté que le 8 août 1794. Réintégré et employé à l’armée des côtes de Cherbourg (26 novembre 1791), il fut exclu de l’organisation du 13 juin 1795 et autorisé à prendre sa retraite (31 août 1795). Remis néanmoins en activité, il commande la 18e division militaire à Dijon (12 octobre 1795), commande Lyon (1er janvier 1796), puis la Maurienne et Tarentaise, puis le département de l’Ain. Mais il est réformé le 23 février 1797 : Girod de l’Ain et Duplantier l’ont dénoncé comme un homme d’un caractère ardent, tracassier et turbulent qui fera toujours des siennes, et Kellermann déclare que ton esprit inquiet le rend dangereux et inutile! Pourtant, il est de nouveau remis en activité et employé dans la 17e division militaire à Paris (26 avril 1797), chargé de commander la 9e division militaire à Montpellier (1er août 1799), envoyé à Liège dans la 25° division militaire (8 décembre 1799), nommé commandant de cette division (14 janvier 1800), et après s’être brouillé avec le préfet de l’Ourthe, attaché à l’armée de Batavie (1er juillet 1800). Admis au traitement de réforme (21 mai 1801), administrateur civil et commandant de la principauté de Piombino (9 septembre 1803), réadmis au traitement de réforme (31 mai 1805), il obtient une solde do retraite de 6 000 francs par décret particulier du 8 août 1810 et meurt à Paris le 12 avril 1813.
XXXYI. Constantin (p. 183).
Jean-Baptiste Constantin, né en 1757 à Ponlcharra (Isère), entra le 12 avril 1779 au régiment d’artillerie de Grenoble et se rengagea pour huit ans le 12 avril 1787. Appointé (26 février 1789), il était caporal-fourrier depuis le 1er avril 1791 lorsqu'il fut congédié (l°r avril 1793) et passa capitaine des canonniers de la légion allobroge.