LV. Mouret (p
André Mouret, né le 13 novembre 1746 à Saigneville (Somme), soldat au régiment de Penthièvre-infanterie, plus tard le 78° (30 octobre 1766), caporal (16 avril 1770), sergent (14 octobre 1774), sergent-major (17 septembre 1777), officier au bataillon provincial de Flandre (2 octobre 1781), licencié (11 mai 1783), lieutenant d’une compagnie d’invalides détachée (10 avril 1785), est élu lieutenant-colonel en second du 3e bataillon des Basses-Alpes le 8 octobre 1791. L’année 1793 lui apporte le plus prompt, le plus brillant des avancements : devenu chef de son bataillon de volontaires le 1er juillet, il reçoit le 19 août le
NOTES ET NOTICES
grade de général de division. Suspendu le 25 mai 1795, réformé le 13 juin suivant., et néanmoins employé provisoirement le 23 novembre de la même année pies la force armée des Bouches-du-Rhône, confirmé dans cet emploi (7 janvier 17%), il commande la 8* (9 juin 1796), puis la 21» division militaire (12 août 1/96). Bonaparte le nomme chef de la 3° demi-brigade de vétérans (26 juillet 1800), commandant de la Légion d honneur (14 juin 1S04), commandant d’armes a Gènes (17 septembre 1805). Mouret ne quitta Gènes qu’au jour de l’évacuation (18 avril 1814), obtint sa retraite un an plus tard (6 octobre 1815), et mourut à Versailles le 10 octobre 1818.
LYI. Micas (p. 238).
Micas (Jean-François), né le 14 mai 1749 à Saint-Girons dans l’Ariège, attaché au corps des ingénieurs géographes (20 mars 1770-31 août 1791), souslieutenant au 53» régiment d’infanterie (28 mars 1792), adjoint aux adjudants généraux de l'armée du Midi (16 mai 1792), adjudant général chef de brigade (21 août 1793), fut nommé par les représentants général de brigade après la prise de Toulon à cause de 1 intelligence et de la bravoure qu’il avait déployées dans 1 attaque du baron (17 décembre 1793), et promu général de division le
11 mars 1795. Envoyé à l’armée de Sambre-et-Meuse (19 novembre 1795),
où Caffarelli du Falga lui donna la note suivante, « peu de talents militaires et homme de peu de tète » — et chargé de commander à Luxembourg les quatre départements belgiques, réformé par le Directoire (11 septembre 1797), maintenu à son poste (13 novembre 1797), employé à la 25e division militaire (2 décembre 1799), réformé par Bonaparte (8 février 1801), il termina sa carrière à Toulon, où il fut commandant d’armes du 27 mai 1801 jusqu’au jour de sa retraite, le 24 décembre 1814. Il touchait après trente ans, deux mois et quatre jours de services, une pension de 3 027 francs. Mort à Toulon le 7 mai