LIX. Guillot (p
François-Gilles Guillot, né à Angers le 17 août 1759, soldat au régiment de Lyonnais (6 juin 1775), sergent (17 juillet 1780), sergent-major (17 février 1788), adjudant (29 avril 1788), quartier-maître trésorier au 28e régiment d’infanterie (1er avril 1791), capitaine (6 novembre 1792), adjudant général chef de brigade (3 novembre 1793), fut nommé général de brigade par les représentants le 20 décembre 1793, après la prise de Toulon et confirmé dans ce grade le 16 octobre 1794. 11 survit à l’armée des Pyrénées-Orientales, puis à l’armée d’Italie sous Scherer et Bonaparte. Réformé le 18 murs 1797, il fut remis en activité pur le Directoire le 23 mors 1798. « Cet officier, avait écrit Bonaparte, est un excellent militaire : il n’a cessé ses fonctions que parce qu’il était consumé par une maladie de langueur; mais, étant parfaitement rétabli, il me
sera très utile. » Guillot fut employé à l’armée d’Angleterre, rt celle de l’Ouest et dans la 8" division militaire sous les ordres de Cervoni. Nommé commandant de la Légion d’honneur (15 juin 1801) et baron de l’Empire (16 décembre 1810) avec une dolation de 2 000 francs, il fut pendant trois ans, de 1808 à 1811, à l’armée de Catalogne. Mais dans la nuit du 9 au 10 avril 1811 il se laissait surprendre à Ligueras par les Espagnols et demeurait leur prisonnier jusqu’au 19 août de la même année, où la place fut reprise par l’armée française. Conduit aussitôt à la citadelle de Perpignan, traduit devant un conseil de guerre, il fut le 19 novembre 1813 condamné à mort. La cour de cassation annula le jugement, et l’affaire fut renvoyée à un autre conseil de guerre. Mais ce conseil n’était pas formé au retour des Bourbons. Le 13 mai 1814, Louis XVIII ordonna que Guillot serait mis en liberté et qu’aucune suite ne serait donnée à l’accusation. Réintégré maréchal de camp le 4 juillet 1814, après avoir été, comme il dit, pendant trois ans et deux mois l’un des plus malheureux de l'armée, Guillot commanda l’arrondissement de Barcelonnette (31 août 1814), jusqu'à la rentrée de Napoléon. Depuis, il ne fut pas employé. Il meurt à Draguignan, le 26 janvier 1818.