‹ La jeunesse de Napoléon (volume 3)Chapitre 71 sur 86 · LXII. Marescot (p · texte numérisé non relu

LXII. Marescot (p

Armand-Samuel Marescot, fils de Messire Samuel de Marescot, brigadier des gardes du corps du roi et seigneur de la Noue, né à Tours le 1er mars 1758, sous-lieutenant à l’Ecole de AJézières (1er janvier 1778), aspirant (1er janvier 1780), lieutenant en premier (13 janvier 1784), capitaine (1er avril 1791), chef de bataillon (6 novembre 1793), chef de brigade (19 juillet 1794), général de brigade du génie (1er août 1794), directeur des fortifications (13 ju’n 1795), général de division du génie (9 novembre 1795), premier inspecteur général du génie (5 janvier 1800), chargé le 14 mars 1808 d’inspecter les places des Pyrénées et le 17 mai suivant d’aller visiter Cadix, Algésiras et Gibraltar, destitué (4 septembre 1808 et 1er mars 1812) par décrets, nommé de nouveau premier inspecteur du génie par le gouvernement provisoire (8 avril 1814), admis à la retraite de 6 000 francs (18 octobre 1815), qui est portée à 12 000 francs trois ans plus tard (1er juillet 1818), mort le 5 novembre 1832 au château de Chaslay, près Montoire, dans le Loir-et-Cher. Son fils unique avait fait les premières campagnes auprès de Napoléon comme premier page, et reçu à l’âge de dixhuit ans le brevet de lieutenant au 10e régiment de chasseurs à cheval (18 octobre 1807).

LXII bis. Lettre de Marescot à Carnot (p. 201).

5 frimaire, an II (28 novembre 1793).

Dans le nombre de ceux que j’ai trouvés ici se trouve le citoyen Fournier, mon ancien, que le grade qu’on m’a donné met à mes ordres; outre l’avantage de 1 âge, de l’ancienneté de service et de l’expérience, il a sur moi l’avantage inappréciable de connaître parfaitement Toulon, les loris et tous les environs; fidèle à son devoir, il a fui la ville rebelle au moment où nos infâmes cidevant camarades consommaient leur crime affreux de trahison. Cette conduite non équivoque appelle la confiance. Les connaissances locales devant le rendre immanquablement plus ulile ici que moi, j’ai cru, mon cher Carnot, que je devais donner un exemple de républicanisme en déposant tout amourpropre et toute ambition particulière, et en demandant au ministre de donner au citoyen Fournier un grade qui lui procurât le commandement de notre corps dans cette expédition importante. J’espère que ma conduite sera approuvée de toi et des bons patriotes. Je le seconderai de tout mon pouvoir.

Ton ami.

Marescot.

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