LXV. Grillon (p
Alexis-Catherine-Yictor Grillon, fils de vigneron, fusilier aux gardes françaises (1er avril 1770), grenadier (15 avril 1772), caporal-fourrier (26 novembre 1774), capitaine de la garde nationale soldée, district de Saint-Nicolas des Champs (1er septembre 1789), capitaine au 104e régiment d’infanterie (1" janvier 1792), un instant chef d état-major de Dugommier devant Toulon, souschef d’état-major après l’arrivée de Dugua, nommé par les représentants Barras, Ricord, Frércn et Saliceli adjudant général chef de bataillon (20 décembre 1793), chef de l’état-major de la place de Marseille et promu par le représentant Maignet adjudant général chef de brigade (18 avril 1794), exclu de l’organisation du 13 juin 1795, maintenu en activité par Fréron (5 décembre 1795), chargé par Bonaparte du commandement provisoire de Marseille (20 mars 1796, voir la pièce suivante), autorisé par un arrêté du Directoire à prendre sa retraite (26 avril 1796) et renvoyé à Paris par le général Willot (29 août 1796), remis en activité après le 18 fructidor et nommé commandant à Marseille où il reste cinq mois, puis à Lyon (11 février 1798) où il reste un an, envoyé dans le département du Léman en qualité de commandant militaire (12 février 1799), demandé par Augereau comme aide de camp (22 avril 1801) admis à la retraite le 27 août 1803.
LXY bis. Lettre de Bonaparte à Grillon.
Au quartier général de Marseille, le 30 ventôse an IV.
Buonaparte , général en chef de l'année d’Ilalie, à l'adjudant général Grillon.
Vous prendrez, citoyen, le commandement provisoire de la place de Marseille vacant par le départ de l’adjudant général Leclerc; ce dernier vous remettra toutes les instructions nécessaires au commandement de cette place. Vous prendrez le commandement à dater du premier germinal.
Le général en chef,
Buonaparte.
LXYI. Lalance (p. 247).
Alexandre Lalance, né à Metz le 14 novembre 1771, élève à l’école d’artillerie de Châlons (1er mars 1792) et reçu par Laplace le 1" sur 47 au concours où Marmont était le 206, Alix le 21e, Duroc le 29e, Foy le 32e, Yiollel-le-Duc le 33e, Demarçay le 42° et Muiron le 47°, lieutenant en second (1er septembre 1792), lieutenant en premier (lel janvier 1793), capitaine (13 octobre 1793), adjoint au général Bonaparte, disait-il lui-méme, « depuis sa nomination au grade de général de brigade jusqu’au moment qu’il changea d’armée » (1794- 1795), capitaine commandant la 12e compagnie d’ouvriers (20 avril 1796), nommé chef de bataillon d’artillerie par Bonaparte (25 février 1797) — mais
la nomination ne fut jamais confirmée par le ministère de la guerre — et chargé par le général en chef d’organiser l’artillerie des légions lombardes, passe le 19 juillet 1797. par ordre de Napoléon, au service de la République cisalpine comme chef de brigade commandant l’artillerie. Il est le 23 avril 1799 général de brigade de la République cisalpine. Fait prisonnier de guerre à Turin, il demande, à son retour, un emploi dans quelque arme que ce soit, comme « général à la ligne », et le 12 mars 1800 Bonaparte le nomme général de brigade d’infanterie. Lalance sert en cette qualité à l’armée de l’Ouest. Mais le 10 juillet 1801 il est rayé de la liste des 240 généraux de brigade qui font partie de l’état-major général de l’armée et replacé capitaine d’artillerie. Toutefois, le 31 octobre 1801, il est nommé chef de brigade et il participe comme colonel d’artillerie à l’expédition de Saint-Domingue. Sous-inspecteur aux revues (22 décembre 1801), inspecteur provisoire aux revues (21 novembre 1802) et confirmé dans cette fonction (15 décembre 1803) qu’il exerça durant tout l’Empire, rallié à Napoléon sous les Cent-Jours, bien qu’il eût été fait le 10 mars 1815 chevalier de Saint-Louis, Lalance mourut à Metz le 15 septembre 1822.
Lettre de Bonaparte à Lalance.
Au citoyen Lalance.
Quarlier-géDeral de Marseille, le 1 1 floréal an 3.
Vous trouverez ci-joint, mon camarade, la copie de l’arrêté du représentant du peuple Poultier qui vous nomme examinateur des canonniers de brigade et dont j’ai expédié aujourd’hui l’original au général Dujard. Je suis très charmé d’avoir pu, avant de partir, vous donner cette marque de la considération que j’ai toujours eue pour vos connaissances. Dans tous les temps et dans quelque armée que ce soit, comptez sur mon activité et l’empressement que je mettrai à faire ce qui peut vous être utile pour vous rendre plus essentiel dans un métier où je vous vois parcourir les premiers grades avec distinction.
Ordre de Bonaparte relatif à Lalance.
8 brumaire an 10 (30 octobre 1801).
Le premier consul au ministre de la guerre.
Le citoyen Lalance, ex-général de brigade cisalpin, sera employé dans l’armée de Saint-Domingue comme chef de brigade directeur du parc. Le général Leclerc lui donnera de l’avancement s’il s’en rend digne.