‹ La jeunesse de Napoléon (volume 3)Chapitre 75 sur 86 · LXVII. Muiron (p · texte numérisé non relu

LXVII. Muiron (p

Jean-Baptiste de Muiron, fils d’Eustache-Nicolas de Muiron, conseiller fermier général du roi, et d’Anne-Adélaïde Grossard de Verly, né à Paris le 10 janvier 1774, élève d’artillerie (1er mai 1792), second lieutenant à la compagnie de Vaubois (20 décembre 1792), premier lieutenant (6 mars 1793), second capitaine a la 22° compagnie d artillerie légère (1er avril 1793), capitaine-commandant au 4" régiment d’artillerie (21 décembre 1793), nommé adjudant général chef

NOTES ET NOTICES

de bataillon pal1 les représentants (17 janvier 1795), confirmé par le gouvernement (3 juin 1795), aide de camp de Bonaparte (20 octobre 1790), mon t à Arcole (15 novembre 1796).

LXYIII. Chauvet (p. 251).

Félix Chauvet, né à Mezel, dans le district de Digne, le 19 novembre 1769, était fils du procureur général syndic des Basses-Alpes, député à l’Assemblée législative. Il étudiait avant 1789 pour entrer dans le corps du génie. Commis dans les bureaux de la guerre, il fut, lorsque le ministre supprima sa place, envoyé comme aide-commissaire des guerres à l’armée des Alpes et employé d’abord à Grenoble, auprès de Pascalis, puis à Yalence, auprès de Sucy. Le 1er août 1793 le Conseil exécutif provisoire le promut adjoint aux commissaires des guerres à Montélimar. Mais déjà les représentants Dubois-Crancé et Gauthier l’avaient nommé commissaire des guerres à l’armée de Carleaux (2 juillet 1793), et bientôt, le 4 septembre suivant (cf. pièce XXXII, 1), Gasparin, Saliceti, Albitte le nommaient ordonnateur en chef de l’armée sous Toulon. Ap rès la prise de la ville, Saliceti, Ricord, Barras, Fréron arrêtèrent de l’attacher comme ordonnateur à la 8° division militaire (24 décembre 1793). Les généraux vantaient son exactitude et son talent. Massena, par exemple, reconnaissait que, grâce à Chauvet, les services de la division de droite de l’armée d Italie n’avaient jamais manqué. Mais le 2 avril 1796, Chauvet mourait à Gènes. « J’eus la douleur, dit Joseph Bonaparte, de le voir s’éteindre dans mes bras. » Le Journal de Marseille déplora sa mort (n° du 22 avril 1796) :

11 s’était rendu redoutable à tous ceux qui étaient chargés des fournitures et des vivres par la sévérité qu’il avait introduite dans cette partie de l’administration livrée jusqu’à ce jour aux abus les plus répréhensibles. »

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