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LXIX. Lettres de Napoléon

Marseille, 15 septembre 1793, l’an 2 de la République française une el indivisible.

Le citoyen Buonaparte, capitaine commandant d’artillerie chargé de faire passer des convois de poudre à l’armée d'Italie,

Aux citoyens composant l’administration du département de Vaucluse.

Le proposé (sic) des convois militaires à Avignon a reçu l’ordre de faire passer sans délai quatorze milliers de poudre qui se trouvent à Avignon, reste d’un convoi que j’ai fait passer précédemment.

Je vous requiers de lui accorder toute 1 assistance dont il peut avoir besoin pour remplir sans délai l’ordre qu’il vient de recevoir. Il y aura besoin de cinq voitures attelées chacune de trois colliers.

Ils partiront sous l’escorte d’un brigadier de gendarmerie, et je vous prie d’ordonner que les municipalités de votre département par où séjournera le convoi, lui accordent une garde de sûreté.

Votre patriotisme est trop ardent pour que vous ne donniez toutes les sollicitudes, l’envoi de ces poudres étant d’une grande urgence pour l’approvisionnement de nos côtes et de l’armée d’Italie qui dans ce moment-ci est aux mains avec le tyran de Turin.

Buo.naparte.

Au général Carteaux.

Ollioules (29 ou 30 septembre ?).

L’on travaille au chemin, mais les hommes sont fatigués. Veuillez, général, nous envoyer 400 hommes pour travailler le plus tôt possible afin qu’à la pointe du jour le chemin soit fait.

Je vais faire placer deux pièces de canon sur la gauche, au poste le plus avancé.

Le général Garnier va faire avancer son poste, qui est sur le chemin de gauche jusqu'à la plaine.

Je lui donnerai deux nouvelles pièces de 4.

Le commandant de l’artillerie,

Buonaparte.

P.-S. — - 200 hommes de ces 400 iront au parc prendre des outils. Les ordres sont donnés.

Aux officiers municipaux du Beausset.

Au quartier-général, Ollioules, 12 octobre 1793.

Je vous prie, citoyens, de me donner des renseignements s’il serait possible de faire des fascines auprès de votre ville. Je vous prie de m’envoyer quelque homme intelligent qui connût parfaitement votre territoire, avec qui je pusse causer sur cet objet-là. Il faut que les fascines aient 8 ou 9 pieds de long, 5 ou 6 lignes de diamètre et qu’elles soient composées de brins de bois qui ne soient pas torteux (sic). Il faudrait aussi des branches de saule de 3 ou 4 pieds de long afin de s’en servir pour lier les fascines.

Le commandant de l’artillerie de l’armée du Midi,

Buonaparte.

Aux citoyens officiers municipaux du Beausset.

Ollioules, 14 octobre 1793.

Le citoyen Taisand, capitaine de la compagnie de la Côte-d’Or, est chargé de la réparation du chemin des gorges d’Ollioules : il aura besoin de quelques outils et surtout de masses de fer.

Je ne doute pas que vous ne fassiez tout ce qui est en vous pour lui procurer tout ce qui lui sera nécessaire. Requérez l’entrepreneur de se porter chez le citoyen Taisand et de prendre ses ordres.

Le commandant de l’artillerie de l’armée du Midi,

Buonaparte.

Aux citoyens officiers municipaux du Beausset.

Ollioules, 14 octobre 1793.

Vous m’avez écrit hier que vous m'envoyez quatre charrettes de fascines afin de servir de montre. Je ne les ai point reçues. Vous pouvez montrer celles

NOTES ET NOTICES

que vous avez et prendre des renseignements auprès du citoyen Taisand. Je vous prie de prendre en considération cet objet qui, s’il était négligé, arrêterait nos travaux.

Le commandant de l’artillerie de l’armée du Midi,

Buonaparte.

Aux représentants.

Représentants,

Marseille, le 16 octobre 1 T 93, l’an 2 de la République française une et indivisible.

J’ai trouvé dans l’arsenal de Marseille le plus grand désordre; j’ai, autant qu’il a été possible, remis en train les différents ateliers; mais vous sentez que cela ne peut pas être l’opération d’une demi-journée, et les opérations militaires me rappellent au camp.

Je laisse le commandement de l’arsenal au citoyen Perrier, capitaine d’artillerie. Mais, comme j’ai eu l’honneur de vous le dire hier, il est peu d’officiers aujourd’hui dans l’artillerie dans le cas de former un équipage de siège. Le citoyen Gassendi pouvait seul, avec votre assistance et celle des sansculottes de Marseille, soutirer de cette ville tous les matériaux qui nous sont nécessaires. Il vous eût indiqué les choses qui étaient nécessaires, 1 endroit où elles se trouvaient, et vous les eussiez fait fournir en les payant aux propriétaires. Presque seul pour diriger l’attaque de Toulon, il est difficile que je puisse m’absenter un seul instant. Cependant, s’il n’y a pas moyen de faire revenir le citoyen Gassendi, il faudra bien que je me partage entre l’armée et l’arsenal.

L’arsenal de Marseille est dans un élat d'inactivité tel qu’il ne peut pas même fournir aux réparations et aux objets nécessaires au mince équipage provisionnel que nous avons actuellement. Jugez de son insuffisance pour l’équipage complet.

Je joins la note de plusieurs objets qu’il me serait indispensable d avoir dans la journée. La municipalité seule peut nous les procurer en les mettant en réquisition chez les particuliers et les artisans.

Désormais, il faut partir du principe qu’en payant, tout est à la République, et du moment que nous en agirons en conséquence (sre), Marseille nous offrira des ressources immenses.

Les garde-magasins et les agents de l’artillerie à Marseille, par faiblesse ou par ignorance de leur état, obéissaient aux différentes réquisitions des agents militaires ou des autorités civiles ordinaires. De là, naissaient la confusion et le gaspillage. Je leur ai réitéré la défense que fait la loi, de ne rien livrer de leurs magasins sans mon ordre ou, pour les affaires d urgence, sans celui du commandant que je leur laisse à Marseille.

Tous les objets relatifs aux armes, aux approvisionnements militaires de l’armée regardent l’artillerie. Toutes les fois que les généraux voudront entre eux s’en faire l’envoi et s’en mêler d'aucune manière, j en instruirai le ministre et vous, afin de m’en ôter la responsabilité. L on est aussi coupable lorsqu on laisse faire des bévues que de les faire. Je vous prie, représentants, de tenir la main à ce qu’aucune arme ne sorte de ses fonctions. L’on ne peut pas savoir faire ce que l’on n’a pas appris et ce que l’on n’a jamais fait : 1 on entreprend cependant de le faire, et de là naît la confusion et le gaspillage.

J’ai encore à vous parler d’un objet intéressant. G est celui des chevaux.

Les chevaux, pour le service de l’artillerie, ne sont pas employés seulement au transport des objets qui nous sont nécessaires, mais sont toujours obligés d’aller au feu, soit dans l’approvisionnement des batteries, soit dans le trans-

port des pièces, soit dans l’attelage des équipages de campagne. De là naît la nécessité absolue d’avoir les meilleurs chevaux et mulets. L’on doit nous donner le choix sur toutes les réquisitions des vivres et autres transports militaires.

Une fois que les chevaux sont attachés à l’artillerie, personne n’a plus le droit d’en disposer, et ce serait se former une fausse idée que de croire que l’on pût dans des besoins prendre nos chevaux pour une autre partie, sauf à les remplacer par d’autres chevaux. Les nôtres seuls peuvent nous servir, parce qu’il faut une éducation pour accoutumer les chevaux et plus encore les charretiers au feu. En général, les charretiers sont très poltrons. Mous sommes obligés de les traiter avec une grande sévérité. Sur vingt expéditions manquées, dix le sont par la faute des retards des caissons ou des pièces. L’on peut rester vingt-quatre, s’il le faut môme, trente six heures sans manger; mais l’on ne peut rester trois minutes sans pondre, et des canons, arrivant trois minutes plus tard, n’arrivent plus à temps. Celte grande précision qui nous oblige à une grande sévérité, n’est pas propre à nous faire aimer des charretiers. Tous ne demandent pas mieux que de nous quitter, et s’ils le peuvent, passer de l'artillerie dans les vivres.

Je vous prie donc, représentants, de défendre aux directeurs des subsistances militaires et autres transports de jamais recevoir dans leurs attelages des chevaux d’artillerie sous les plus grandes peines. J’aimerais mieux que l’on me débauchât des canonniers que des charretiers d’artillerie. Vous savez que la loi condamne à mort tous ceux qui débauchent nos soldats du camp ou empêchent par leurs instigations le recrutement; et le vrai attelage militaire, c’est celui de l’artillerie.

Le commandant de l’artillerie de l’armée du Midi.

(•/Von signe.)

A Chauvet.

(Sans date )

Le commandant de l’artillerie de l’armée devant Toulon au commissaire ordonnateur.

Il y a deux attelages bien distincts dans le service de l’armée; celui des vivres et celui de l’artillerie. Ces qtlelages, étant confiés à des directeurs différents, n’ont rien de commun entre eux, et ne peuvent jamais former sujet à une sérieuse discussion.

Mais il est un troisième attelage qui, étant mi-parti, est dans ce moment-ci le sujet d’une discussion, et, de la part des directeurs, un sujet de calculs erronés.

L’attelage des transports militaires voiture des blés et des poudres, des farines et des bombes.

Les convois chargés de farine et de blé, voiturés par les transports militaires, sont sous la direction et doivent entrer dans les calculs des préposés aux vivres; c’est-à-dire qu’un convoi, venant d’Avignon chargé de blé, peut changer de direction en route à la simple réquisition du régisseur des vivres. Si donc l’artillerie calculait sur ses voitures pour les employer au moment du déchargement, tel que le porterait la lettre de voiture, l’artillerie aurait tort et ne pourrait point se plaindre des régisseurs des vivres qui auraient disposé de ces voitures do toute autre manière. Cela me paraît si évident, si clair que 1 entêtement seul le moins pardonnable peut vouloir s’y refuser.

Pourquoi donc les régisseurs des vivres calculent-ils sur la partie de l’attelage du transport militaire occupée momentanément au service de l’artillerie?

NOTES ET NOTICES

Lt pourquoi, avant que des voitures n’aient même déchargé leurs bombes et la poudre, les directeurs des vivres sont-ils assez simples pour me faire des réquisitions de mettre à leur disposition, sous peine de responsabilité, dos voitures chargées à Avignon par les transports militaires pour le compte de 1 artillerie? Pensent-ils donc que, s’ils requéraient l’attelage de l’artillerie, je sois obligé de pourvoir à leur défaut de prévoyance et de faire souffrir la partie de 1 artillerie dont je suis chargé?

Ils requièrent des voitures attachées aux transports militaires et occupées pour le voyage au service de l’artillerie, et, si je n’y acquieco pas, ils veulent m’en rendre responsable!

N aurais-je pas le même droit de requérir la portion de l'attelage des transports militaires attachée momentanément au service des vivres, et en cas qu il n obtempère pas à ma demande, de le rendre responsable des entraves qu’éprouverait le service de l’artillerie?

Je sais le nombre de voitures dont j ai besoin pour une expédition quelconque. Je connais les voitures existantes au parc. Je sais par ma correspondance avec le directeur des transports militaires et les officiers chargés des différents dépôts le nombre de voitures qui doit m’arriver par jour, chargées de bombes, d échelles ou de poudre. De ces deux résultats, je calcule le nombre de voitures que j’aurai d’existantes à tel jour sans que personne puisse s en plaindre; les seuls transports militaires peuvent se trouver dans le cas de ralentir les convois destinées à l’artillerie, vu que la partie aliquote de 1 attelage des transports militaires destinée à l’artillerie se trouverait retenue.

Si 1 on me nie la vérité de ces calculs, et si les vivres croient devoir calculer sur des voitures employées au service de l’artillerie sans savoir seulement le jour, l’endroit où elles seront congédiées, vous m’avouerez que l’approvisionnement des armées n’est plus qu’un hasard, (et) la combinaison des convois et des expéditions, impossible.

A ous avez trop d’analyse pour ne pas éclairer sur ces différents objets les régisseurs des vivres, afin qu’ils soient un peu plus circonspects à hasarder des réquisitions qui sont toujours sérieuses, lorsqu’elle tiennent de si près à la chose publique, mais qui par leur multiplicité et leur absurdité évidente font perdre le crédit pour des réquisitions plus fondées.

Je vous ai dû cette longue explication, malgré les fatigues du moment, parce qu’il ne faut pas à des maux réels joindre des imaginaires et qu’il ne laut point qu’un homme juste permette que dans des matières aussi sérieuses il y ait la moindre équivoque et que l’on veuille se jeter la balle réciproquement, et jeter son défaut de calcul, son imprévoyance sur un autre.

(Non signe.)

Au citoyen Gassendi.

Ollioules, 27 vendémiaire an II (18 octobre 1793).

J’ai appris avec déplaisir la scène qui vous est arrivée à Marseille. Je vous veux du mal de ne pas m’en avoir écrit à temps; il eût été facile de remédier à tout. Je me suis porté à Marseille, croyant vous y trouver : j’ai parlé aux représentants; ils ne sont point du tout mécontents de vous; ils croient seulement avoir dû cédera la politique. C’est une affaire finie; n’en parlons plus.

Vous trouverez ci-joint copie de la délibération des représentants du peuple à votre égard. J’ai rendu compte au ministre de l’affaire de Marseille, afin que le bruit ne lui parvint pas par une autre voie, et que cela ne fit un mau-

Tais effet. La conduite que tous avez tenue à Marseille est très louable et l'ait l’éloge de vos principes.

J’ai laissé Perrier à l’arsenal, à Marseille.

J’ai rappelé Constantin.

Si vous vouliez venir à Ollioules, il faut que nous travaillions tout un jour ensemble. Si vous aviez de la répugnance à y venir, vous pourriez m’indiquer un endroit intermédiaire. Mais vous savez combien je suis nécessaire ici.

Je vous envoie un exprès; il faut qu’il passe par Marseille afin de prendre votre adresse que je n’ai pas.

Je vous remettrai ici l’original de la délibération des représentants du peuple.

Ne perdez pas un quart d’heure; envoycz-moi votre conducteur de charrois. Je suis content de votre garde-magasin, mais j’en voudrais encore un autre. Envoyez-moi votre conducteur, à moins que vous ne veuilliez 1 amener avec vous. Les choses sont ici dans le même état. Je vous embrasse.

Buonaparte.

Les représentants du peuple près l’armée dirigée contre les rebelles de Toulon

Sur la proposition du commandant de l’artillerie qui leur expose la nécessité d’envoyer un officier intelligent dans les villes où peuvent se trouver les moyens de pourvoir à un équipage de siège devenu nécessaire pour réduire Toulon, arrêtent que le citoyen Gassendi , chef de bataillon, est autorisé à voyager dans les différentes villes où il croira pouvoir trouver des approvisionnements nécessaires pour l’équipage de siège nécessaire à la réduction de Toulon. Il se concertera à cet effet avec le commandant d’artillerie de l’armée campée devant Toulon et tiendra avec lui une correspondance suivie pour cet objet. Fait à Ollioules le 27° du 1er mois de l’an II.

Gasparix. Saliceti.

Ollioules, le 24 octobre 1793.

L’on établira ce soir la batterie des Ilommes-sans-peur au devant des Deux Moulins.

Je vous prie de faire vos dispositions en conséquence afin que ce poste soit protégé par un bon corps d’infanterie.

Je donne ordre à deux pièces de quatre qui sont à La Seyne de s’avancer à la tète du village ;

A une pièce qui est aux Sableltes de s’avancer sur la pointe où l’on établit la batterie des Hommes-sans-peur;

Et aux deux autres pièces qui sont sur la gauche de La Seyne de s'avancer à la place où étaient les premières et de se tenir prêtes au moindre mouvement.

Je vous prie de vous concerter avec le citoyen Palton (sic) 1 pour toutes les mesures militaires que vous avez à prendre pour protéger ce poste.

Le commandant d’artillerie.

Buonaparte.

1. Lire évidemment Pacthod. Le document est cTailleurs une copie. On y remarque l'orthographe (et par suite la prononciation) du nom de Bonaparte qui est écrit Bonnaparte (comme dans une lettre de Gasparin et de Saliceti, du 30 septembre, et dans une lettre de Dugommicr du 30 novembre). Dans deux lettres à Carteaux, du 19 et du 20 octobre, Pacthod orthographie également u Bonaparte ».

NOTES ET NOTICES

Aux administrateurs du district du Reausset .

Ollioules, 16 brumaire an II (6 novembre 1793).

Le parc de 1 artillerie qui assiège Toulon a, citoyens, un grand besoin de gabions et de paniers. Je tous prie en conséquence de mettre en réquisition le plus promptement possible tous les ouvriers qui sont occupés dans votre district à faire des paniers ou des dame-jeannes et de les envoyer sans délai au parc d’Ollioules.

Buonaparte.

Aux mêmes.

Ollioulcs, 29 brumaire an II (19 novembre 1793).

Je vous requiers, citoyens, de faire faire par les charpentiers de votre commune 3 600 piquets de bois dur et droit ayant deux pieds six pouces de long sur deux pouces de diamètre à la tête, et 600 ayant trois pieds de long sur quatre pouces de diamètre. Il faudra se servir pour ces piquets du bois de chêne, de frêne, de châtaignier ou tout autre bois dur. Il faudrait que ces piquets fussent faits dans la journée de demain. Vous voudrez bien y tenir la main, et fournir aux ouvriers tout ce qu’ils pourront avoir besoin en hommes, en outils et en bois.

Buonaparte.

Au général Dugua, chef de V État-Major.

24 frimaire an II (14 décembre 1793).

Ce matin on a tait partir les fusées qui vous sont nécessaires. Quant aux fanaux, il n’y en a point ici à notre disposition. Il y en a seulement dix qui sont à la disposition de l’État-major de l’armée pour établir les signaux pour cette division.

Buonaparte.

Au citoyen Ver mot , lieutenant d' artillerie commandant la batterie des Républicains.

Ollioules, 24 frimaire an II (14 décembre 1793).

Il est ordonné au citoyen Vermot de se porter à la batterie des Républicains pour y faire achever la construction de cette batterie.

Buonaparte.

Au même.

Ollioules, 24 frimaire an II (14 décembre 1793).

Je vous préviens que deux pièces de 24, approvisionnées de cent coups par pièce, viennent de partir pour votre batterie. Je compte trop sur vous pour m’inquiéter d’aucune manière; je suis persuadé que votre batterie doit être prompte. S’il manquait quelque chose à l’approvisionnement que je vous ai envoyé, vous voudriez bien m’en faire part avant neuf heures du matin. Je vous préviens qu’il est probable que dans la journée de demain vous recevrez l’ordre de faire feu.

Buonaparte.

Au même.

Ollioules, 25 frimaire an II (15 décembre 1793).

Le commandant de la batterie des Républicains est prévenu que ce soir, à quatre heures après midi, l’on commencera à canonner, et que cela ne doit point empêcher les travailleurs de continuer leur ouvrage. A neuf heures le feu aura cessé et l’on mènera les pièces en batterie.

Blonaparte.

Au même.

28 frimaire an II (18 décembre 1793).

11 est ordonné au citoyen Vermot et à tous les canonniers qui sont aux Républicains de se porter sur le champ au fort de l’Aiguillette où ils recevront des ordres du citoyen Marmont.

B L’ON APARTE.

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