VI. Varèse (p
Aurèle-Françoi s-Marie de Varèse, diacre du diocèse d'Autun, grand vicaire désigné pour un évêché peu de temps avant, la Révolution, un des sept commissaires du roi en Corse en 1790, candidat aux élections de la Législative où il échoue contre Pozzo di Borgo et à la Convention, se déclare contre les paolistes qui le qualifient dans une affiche imprimée d’ « escremcnto vile dell’ antico despotismo senza caratterc e senza religione », se rend à Paris comme député de la Société populaire de Bastia, obtient du ministre des affaires étrangères une mission secrète en Italie, mais dénoncé comme ci-devant noble et prêtre par Moltedo, doit renoncer à sa mission (28 décembre 1793). Toutefois Lacombe Saint-Michel affirme son civisme : « Moltedo est prêtre, comme Varèse l’a été; il n’a pas voulu condamner le roi, et, à coup sûr, Varèse est plus fort dans l’opinion et les principes républicains que Moltedo. » Varèse entra au service de l’administration de la marine. Sous-chef au quartier d’Arles (12 juin 1795), commis ordinaire de première classe (21 mars 1796), commissaire principal des îles du Levant (22 août 1797), agent maritime à Corfou (16 décembre 1797), sous-inspecteur au port de Toulon (23 septembre 1800), chef d’administration et ordonnateur à Saint-Domingue (6 janvier 1807), il rejoignait ce dernier poste lorsqu’il fut fait prisonnier par la frégate anglaise la Galathée : atteint de la fièvre jaune, il mourut à bord de ce vaisseau, en vue de La Guadeloupe, le 10 août 1807. Sa veuve, Marie-Françoise Casareti, née à Antibes le 24 décembre 1769, obtint, par décret du 5 octobre 1808, une pension de 900 francs sur les fonds de la caisse des Invalides. Ses deux fils, Aristide et Timoléon, furent, par décret du 21 décembre 1808, élevés gratuitement au lycée de Marseille.
VIT. L’abbé Blenne (p. 83).
L’abbé Blenne, cité ici, était attaché au collège d’Autun à l’époque où le jeune Napoléon y faisait, sous la direction de l’abbé Chardon, de petits thèmes et de petites versions en langue française. Il écrivait de Francfort au premier consul, le 20 mai 1801, dans une pétition qu’il signe Blenne, prêtre déporté : « Ayant eu l’honneur de vous connaître lorsque vous étiez au collège d’Autun et même de vous accompagner dans plusieurs visites que vous fîtes dans ce temps-là à M. Devarèze. »