‹ La jeunesse de NapoléonChapitre 14 sur 109 · VIII. Les Galeazzini (p · texte numérisé non relu

VIII. Les Galeazzini (p

Jean-Baptiste Galeazzini, trois fois maire de Bastia, commissaire du Directoire exécutif près l’administration centrale du Golo au commencement de 1796, nommé député aux Cinq-Cents, mais évincé par Barthélemy Arena, préfet

du Liamone à la fin de 1799, envoyé comme commissaire général (6 septembre 1803) à l’ile d’Elbe où il resta huit ans, suspendu le 29 novembre 1810 à la suite de querelles avec le génie militaire pour la construction d’une route stratégique de Porto-Ferrajo à Longone, obtient le 2 février 1812 une audience de Napoléon, mais demande vainement un poste; sous les Cent-Jours il est préfet de Maine-et-Loire (G avril 1815). Il avait écrit la lettre que Yolney lut à la Constituante dans la séance du 30 novembre 1789. « J’ai commencé, disait-il, la Révolution dans l’ile; c’est sur ma lettre que l'Assemblée Constituante déclara la Corse partie intégrante de la France. »

Son frère Pierre Galeazzini était né le 20 mars 1763 à Bastia. Il joua un grand rùle dans l’insurrection de Bastia: c’était lui qui avait blessé le capitaine des chasseurs Tessonet, et ce dernier, dit le vicomte de Barrin dans une lettre du 22 décembre 1789, dut regagner la France parce qu’il avait tous les jours sous les yeux le sieur Galeazzini, et « celte vue ne pouvait qu’être très choquante pour lui ». Capitaine de la garde nationale de Bastia, délégué avec son frère à lu fédération de Lyon et à la fête de la fédération dû Paris, Galeazzini est nommé le 15 juin 1792 sous-lieutenant au 4’’ bataillon d’infanterie légère. Il était à Evian le Ie' avril 1793 lorsqu’il apprit qu’il avait le grade de capitaine dans un des nouveaux bataillons qui se formaient en Corse surla proposition dcSaliceti. Après avoir combattu Paoli, il repassa sur le continent, comme capitaine au 15e bataillon d'infanterie légère (à dater du 12 avril 1793) et fut nommé provisoirement adjudant général chef de bataillon (13 juillet 1791). Non compris dans l’organisation des états-majors (13 juin 1795), il cessa ses services (10 juillet 1795); mais réemployé presque aussitôt comme capitaine à la suite à la 15e demi-brigade d’infanterie légère (26 août 1795), et promu adjudant général chef de brigade (1 er mai 1796), il prit part à la campagne d’Italie. 11 fut un des premiers à dételer les chevaux de l’artillerie ennemie et à se les approprier; mis aux arrêts par Laharpo, traduit par Bonaparte devant une commission militaire, acquitté, il assista sous les ordres de Serurier au siège de Mantoue, puis se rendit en Corse (11 août 1796) pour contribuer avec Gentili et Casalla à la reconquête do l’ile. De retour à l’armée d’Italie, il donne sa démission le 16 juin 1797 à cause d’une fièvre opiniâtre qu’il avait prise sous les murs de Mantoue, et regagne la Corse. Nommé par Saliceti adjudant-commandant dans l’expédition projetée contre la Surdaigne (4 mars 1800), attaché provisoirement à la 23° division militaire (1” juillet 1800), il cesse ses fonctions le 2 décembre 1801. Mais six ans plus tard il entreau service de Naples comme chef de bataillon commandant d’armes (1er septembre 1807) et commande la place de Trani, puis celle de Tarente. Le roi Murat le nomme colonel (l'1 avril 1815) et chevalier de l’ordre des Deux-Sieiles (4 mai 1815). Fait prisonnier de guerre à Tarente par les Autrichiens (8 juin 1815), licencié sept jours plus tard (15 juin 1815) du service de Naples, Galeazzini revint à Bastia (4 août 1815). Il fut le 8 septembre 1819 réadmis au service de France dans le grade de chef de bataillon et reçut, à dater du 1"’ janvier de cette année, un traitement de réforme de 9U0 francs, qui cessa le 31 décembre 1823.

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