‹ La jeunesse de NapoléonChapitre 23 sur 109 · XIX. Lajaille (p · texte numérisé non relu

XIX. Lajaille (p

Antoine de Lajaille, né à Saint-Pierre de Maillé (Vienne) le 28 juillet 1736, surnuméraire (10 mars 1751), cadet (12 avril 1751), sous-lieutenant à l’Ecole d’Auxonne (1er janvier 1757), lieutenant en troisième (27 mars 1760), sous-aidemajor (15 janvier 1762), lieutenant en premier (25 mars 1765), « appartenait d’assez près à M. d’Argcnson », et, dit une note du temps, <• ne manque ni d’intelligence ni d'aptitude; on ne peut lui reprocher que trop de dissipation; il a besoin d'être contenu; c’cst un homme de très bonne maison, mais fort pauvre ». Le 25 novembre 1766, il recevait une commission de capitaine sans appointement, comme le plus ancien des lieutenants du corps royal. On le trouve ensuite capitaine en second au régiment de Besançon, et, en cette qualité, détaché à Belle-Isle (4 mai 1771); mais une note de 1770 le désigne encore comme une tête chaude : « trop de feu nuit à son application ». Chevalier de Saint-Louis (12 septembre 1776), capitaine de bombardiers (1er janvier 1777), capitaine de canonniers (9 mai 1778), il fut nommé le 19 juin 1785 chef de brigade au régiment de Metz. Le 29 mai 1789 on décide de l'envoyer en Corse : « des raisons de paix et de tranquillité exigent que M. Lajaille soit retiré du régiment de Metz. M. le chevalier de Gomer propose de le nommer à la résidence de capitaine en premier à Ajaccio, vacante par la mort de Borel de l’Or; il aura 30C0 francs d'appointements et ceux dont il , jouit déjà en sa qualité de chef de brigade. Cette di-posilion est de toute nécessité pour le bien du service. » Lajaille se rendit à Ajaccio; mais, à la suite des troubles auxquels Napoléon Bonaparte fut mêlé, il sollicita son rappel. Le député Claude de Lachastre, son parent, déclara qu’il était instant pour lui de quitter au plus

tôt l’ile de Corse (cf. les pièces suivantes) et le vicomte de Barrin écrivit également que la vie de Lajaillc n’était plus en sûreté. Le 4 novembre 1790, Lajaille obtenait un congé de six mois. Il reçut ensuite une prolongation; mais, bien qu’il eût le brevet de major, il n’obtint pas le grade de lieutenantcolonel qu’il demandait et il fut un des soixante-deux capitaines de l'arme que la loi du 27 avril 1791 bornait dans leur avancement. Il ne rentra pas en activité.

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