LVII. Galbaud Du Fort (p
Jean-Bapliste-René-César Galbaud Du Fort, né le 24 juin 1751 à Nantes, volontaire dans la marine (1765-1767), aspirant (24 septembre 1769), élève à l’école d’artillerie de Bapaume (30 juillet 1770), lieutenant en second au régiment de Strasbourg (24 juin 1771), lieutenant en premier (l8r septembre 1783), capitaine par commission (9 mars 1785), capitaine en .second (26 septembre 1788), passe au régiment de Grenoble au mois de mai 1791 pour être bientôt capitaine-commandant (25 juillet 1791). Emmené par son frère le général et promu adjudant général lieutenant-colonel (1er janvier 1793), il reste trois
années aux îles sous le Vent (1793-1796). A son retour, il est nommé chef de bataillon d'artillerie et sous-directeur à Givet (17 mars 1800), puis inspecteur de la manufacture d’armes de Maubeuge (octobre 1802). Après avoir été chef de bataillon au 8e régiment d’artillerie à pied (12 septembre 1803), il obtient le grade de colonel (20 septembre 1805) et devient directeur provisoire d’artillerie des places et côtes de la 28° division militaire. 11 mourut à Gênes au mois de novembre 1805. L’année précédente (14 juin 1804) il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur.
LVIil. Les Faultrier (p. 181).
Les Faultrier étaient fils de Faultrier de Corvol, maréchal de camp et directeur de l’École d’artillerie de Metz. Tous sont nés à Metz et appartiennent à l’artillerie.
L’aîné, Philippe-Jaccpies-.loachim, né à Metz le 1er mai 1755, aspirant (30 janvier 1770), élève à Bapaume (30 juillet 1770), lieutenant en second surnuméraire (9 juin 1771), lieutenant en second (6 novembre 1771), lieutenant en premier (22 mai 1781), capitaine par commission (6 janvier 1785), capitainecommandant au 4e régiment (9 juin 1791), détaché à Perpignan (1er mars 1792), aux forges des Ardennes (19 mars 1793), au parc de l’armée des Ardennes (24 octobre 1793), à l’état-major d’artillerie devant Charleroi (7 juin 1794), commande l’artillerie de cette place après la reddition (26 juin 1794). On le trouve ensuite à l’arsenal de Metz (6 décembre 1795) et à l'équipage d’artillerie de l’armée de Mayence (28 avril 1798). Enfin, il devient chef de bataillon au 7e régiment (3 novembre 1801), sous-directeur d’artillerie à Strasbourg (21 janvier 1802) et à Metz (6 janvier 1803), commandant de l’artillerie à Wesel (15 avril 1806). Retraité pour infirmités le 4 août 1807, il meurt le B janvier 1823, après avoir été durant dix années conseiller de préfecture de la Moselle .
François-Claude-Joachim Faultrier de l’Orme, né à Metz le 15 août 1760, volontaire au 2° régiment d'artillerie (31 août 1777), lieutenant en second (9 mai 1778), lieutenant en premier (4 juillet 1784), capitaine (5 avril 1787), capitaine à la 10° compagnie d’ouvriers (1er avril 1791), puis à la 2e (1er juin 1793), nommé par les représentants Ricord et Robespierre chef de bataillon et attaché à l’état-major du général d’artillerie Bonaparte (25 février 1794), chef de brigade (16 janvier 1797), général de brigade (14 mars 1800), inspecteur général (21 janvier 1802), général de division d’artillerie (1er février 1805), mort à Nordlingen le 7 novembre 1805.
Simon, né à Metz le 22 août 1763, lieutenant en second au 3e régiment (15 août 1779), et en premier (4 mai 1783), capitaine en second (8 avril 1787), capitaine-commandant (22 août 1791), chef de bataillon (24 septembre 1794), chef de brigade (13 novembre 1794), colonel du 28 régiment (13 mars 1800), général de brigade (22 novembre 1806), prend sa retraite le 14 février 1812.
Alexandre, né à Metz le 26 septembre 1764, élève à l’École d’artillerie de Metz (1er septembre 1786), obtient un cong'é, du 1er novembre 1789 au lel juin 1790, pour se rendre en Allemagne et apprendre la langue du pays, et meurt à Vienne le 6 juin 1790.
Casimir, dit Faultrier de Bagneux, né à Metz le 5 décembre 1765, lieutenant en second au 3° régiment (31 août 1782), lieutenant en premier (1er juin 1786), second capitaine (1er avril 1791), capitaine-commandant (8 mai 1792), fait la campagne de Belgique et assiste aux sièges d’Anvers et de Maestricht ainsi qu’à la bataille de Neerwinden. Assassiné à Naples en 1802 ou 1803.
Benjamin-François Simon, né à Metz le 12 juin 1770, est celui qui fut reçu le 13e des lieutenants en second en 1785 (cf. notre tome I, p. 418). Lieutenant
NOTES ET NOTICES
en premier (29 août 1789), second capitaine (lor avril 1791), cap itaine-commandant (1er juin 1792), il émigre et figure en 1.801 sur l’État du corps do Coudé comme lieutenant en premier de la compagnie d’ouvriers. Lorsqu’il reparaît, c’est pour être remis en activité comme capitaine aide de camp de son frère, le général François de Faultrier (13 mars 1802), et quatre ans plus tard, il donne, pour cause de douleurs rhumatismales, sa démission qui est acceptée le 19 mars 1806.