DOCUMENTS INÉDITS RECUEILLIS EN FRANCE ET EN ITALIE
Nous avons réuni ici tous les documents originaux qui n’ont pu trouver place dans le récit,
Extrait de Baptême de P. L. Courier.
Du registre déposé au greffe de la Chambre civile du Châtelet de Paris, aux termes de la Déclaration du Roi, du 9 avril 1736, et autres Déclarations antérieures, servant de seconde minute pour les actes de baptesmes faits dans la paroisse de Saint Eustache à Paris pendant l’année mil sept cent soixante-douze, à la page trois dudit registre, recto, a été tiré l'acte dont la teneur suit :
L'an mil sept cent soixante-douze, le samedy quatre Janvier fut baptisé Paul-Louis, né d’aujourd’huy, fils de M' Jean Paul Courier Demeré et de Louise Elisabeth La Borde, sa mère, demeurant rue du Mail. Le parein Jacques, Estienne Remy Petit, marchand, la maraine Marie Magdelaine Luce, fille de Jean Pierre Luce, marchand. Le père absent. Ainsy signé : Luce, Petit et Daudin.
En marge dudit acte : Est extrait d'une sentence rendue par délibération de la Chambre du Conseil du Châtelet, le deux décembre mil sept cent soixante dix-sept dont la minute est en la possession de Nous, greffier de la Chambre civile soussigné, par laquelle la réformation du présent acte a été ordonné être faite tel qu'il est cy dessus transcrit; et en outre est aussi mention, en marge dudit acte, que par l'acte de célébration du mariage dudit sieur Jean Paul Courier et Louise Élisabeth La Borde inscrit sur
les registres de la paroisse S' Pierre de Mazières, diocèse de Tours, sous la datte du unze Février 4777, lesdits sieur et dame Courier ont reconnu ledit Paul Louis Courier baptisé par l'acte cy dessus pour leur enfant légitime et l'ont légitimé de même que si il fut né avant (sic) ladite célébration de mariage, lesquelles mentions ont été faites en exécution de ladite sentence du deux décembre présent mois sus énoncée. | Collationné et délivré pour Copie, comme conforme audit Registre, servant de seconde minute, étant en la possession de Nous soussigné, Avocat en Parlement, Greffier des Chambres Civile et de Police dudit Châtelet de Paris, Dépositaire des doubles minutes des Registres de Baptèmes, Mariages, Sépultures, Vêtures et Professions de la Ville, Prévôté et Vicomté de Paris, cejourd'hui dixiesme jour de décembre mil sept cent soixante dix-sept.
Signé : MOREAU.
(Archives départementales de la Seine).
Cet extrait est un authentique de 1777. Ilétait classé non à Courier mais à Demeré.
Procès de chasse fait à Paul Louis Courier.
Extrait des minutes du greffe de la Justice de paix de Langeais.
Le vendredi 28 octobre 1791, dix heures du matin.
Devant nous René-Louis Falloux, juge de paix du canton de Langeais assisté de MM. Foucault et Robert nos assesseurs et du sieur Pierre Deteure notre greifier ordinaire est comparu :
Le sieur Paul Courrier (sic) Bourgeois de Paris demandeur, contre Pierre Rousserant cy-devant garde de M. d’Albert de Luynes à Cinq-Mars, pour remise d’un fusil à deux coups qu'il a arraché des mains du fils dudit s' Courrier en se promenant la veille de S' Martin dernière, et qu’il soit condamné en trois cents livres de dommages et intérêts au profit des pauvres et aux dépens.
A été dit par ledit Rousserant pour défense à la demande contre lui formée par ledit s' Courrier que la veille de St Martin dernière il trouva le s° Courrier fils chassant sur les domaines du s° d'Albert de Luynes, dont il était alors garde, qu’il lui demanda pourquoi il chassait, qu'il lui dit que M. Godar Intendant de M. de Luynes lui en avait donné la permission, qu’il y eut des propos
dans ce moment entre eux, que lui Rousserant dressa procès-verbal, qui n’a pas eu de suite, que trois heures après lui Rousserant se trouva au bois Imbert chez le s' Mauclère, avec les sieurs Rabineau, Pierre et Christophle Gannay, Joseph Gallé, Jacques Lebert, Mahoudeau, Bourdon, Bourdais et autres qui tiraient au blanc, que le sieur Courrier fils vint à la suite de son chien que les coups de fusil avaient attiré, que ce n’est point lui Rousserant qui a ôté le fusil du sieur Courrier, qu'il ne l’a point vu désarmer, mais que le fusil lui a été remis par un des sus-nommés dont il ne se rappelle pas le nom, qu'il l’a gardé, qu’il l’a encore, qu'il refuse de le remettre, attendu que cela lui a été défendu par M. Duveau lors maire dudit Cing-Mars.
A été répliqué par le sieur Courrier qu’il persiste dans sa demande, et soutient que ledit Rousserant a contribué au désarmement de son fils, suivant le procès-verbal dudit Rousserant, en date du 10 novembre 1790 affirmé par M. Taillecourt, lors juge dudit Cing-Mars le 11 dudit mois, contrôlé en cette ville le 12, suivant l'original représenté par ledit sieur Courrier.
A été encore dit par le s' Courier (sic) que le fusil en question ne Jui appartient pas ni à son fils, qu’il appartient à M. Vigier duquel son fils l’avait emprunté, qu’il ne l’a jamais vu, qu’il n’en connaît pas la valeur, qu’il demande, puisque ledit Rousserant avoue l'avoir, qu'il le rende sinon qu'il en paie la valeur suivant la déclaratiou qu'il prendra du sr Vigier sur la valeur de ce fusil.
FALLOUXx.
Nous juge de paix, de l’avis de nos assesseurs, après avoir entendu les parties dans leur demande, dires et moyens respectifs, et attendu l’aveu et déclaration, faite par ledit Rousserant, qu'ila encore le fusil en question, disons que ledit Rousserant remettra audit sieur Courrier, sous deux fois vingt-quatre heures le fusil en question, sinon et à faute de ce faire le condamnons à payer la somme qui sera fixée par la déclaration affirmative du s' Vigier, auquel appartient ledit fusil, laquelle déclaration le s° Courrier prendra du sr Vigier dans le délai de trois semaines, le condamnons encore aux dépens liquidés à vingt-cinq sols pour le coût de la cédule, et en la délivrance et notification du présent jugement.
u FALLOUX.
Gascgr. 32
ETAT DES SER VICES de quelques capitaines, 1°"* lieutenants et 9es lieutenants du 7° Régiment d'artillerie, du 14 pluviôse, l’an 2 de l’ère des français républiquins (sic).
Louis-Paul Courrier (sic) né en 1773 (sic); entrée au corps, 1°" septembre 1792; 2° lieutenant, le 1° juin 1793; 4e lieutenant, le 4 frimaire 1793. A fait la campagne de 1793 et continue.
Certifié véritable d’après les registres dudit Régiment.
L’adjudant major, commandant par intérim, TRIMAILLE.
Nomination de Courier à Alby et transcription de cette nomination sur le registre des délibérations du Conseil municipal de Cinq- Mars.
Aujourd'hui six messidor l’an 3° républicaine en Conseil municipal.
En cet endroit, nous a été exhibé ce qui suit par le citoyen Paul-Louis Courier, capitaine d'artillerie à Paris.
Liberté Égalité
Bureau du personnel de l'artillerie, Paris, le 26 prairial l'an 3° de la République française une et indivisible.
La Commission de l’organisation et du mouvement des armées de terre, au citoyen Courier, capitaine d’artillerie à Paris.
Je vous préviens, citoyen, que le Comité de salut public a approuvé que vous seriez détaché dans les départements de l'Ariège et du Tarn, en qualité d’Inspecteur des forges dont les fonctions étaient remplies précédemment par le C. Carrère ; vous vous adresserez en conséquence à la commission des armes qui vous remettra les Instructions nécessaires à ce sujet.
Salut et fraternité, le Commissaire exécutif, L, A PILE.
Et a le citoyen Courier signé, à charge.de faire viser au directoire du district de Langeais.
CouRIER.
(Extrait du registre des délibérations de la commune de Cinqg-Mars).
Lettre inédite de Courier.
ARMEE D'ANGLETERRE Au quartier général de Rennes, le 8 Fructidor,
ARTILLERIE An 6 de la République française, DE L'AILE GAUCHE Le Capitaine faisant les fonctions de Chef de — l’état-major de l'artillerie de l'Aïle gauche de Hosu re 44 l’armée d’Angleterre.
Au citoyen directeur du Parc d'artillerie au Port Liberté.
Répondu le même jour.