‹ La Jeunesse de Paul-Louis CourierChapitre 241 sur 264 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

« tout-puissant dans une république et la liberté sous la mo- « narchie‘ ». C’est là son idéal. Plus tard, ses idées se précisent, son choix est décidé : l’on sait qu’à la branche aînée des Bourbons il oppose obstinément la branche cadette qui a toutes ses préférences. Il appelle ainsi de ses vœux et il annonce la monarchie de Juillet.

Voilà le point où aboutissent toutes ses idées politiques. On est donc forcé, après avoir vécu pendant des années dans l'intimité de Courier, de souscrire à ce jugement de Sainte-Beuve, qui d’abord paraît un peu sommaire : « Ce « n'était pas un esprittrès étendu ni très complet dans ses « points de vue ». Ce qu'il est avant tout, c’est un écrivain exquis. C’est sur ce mérile que se fonde sa gloire la plus solide. Or, c’est par là qu'il nous appartient puisque ses Lettres, qui renferment ses plus précieux chefs-d'œuvre, rentrent dans la période de sa vie que nous avons étudiée.

Gaschet, par Barbezieux, le 2 octobre 1909.

1 On voit que c’est le Nerva de Tacite qu’il donne comme le modèle du bon prince.

Page 1