‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 100 sur 183 · L’INTÉRÊT DE L'ŒUVRE EN ELLE-MÊME · texte numérisé non relu

L’INTÉRÊT DE L'ŒUVRE EN ELLE-MÊME

La valeur et l’intérêt de « Sordello » ont été si souvent contestés (1), qu’il importe, croyons-nous, avant de commencer .même l'étude de l’œuvre, d’en dégager tout de suite la véritable importance.

(1) On connaît les multiples anecdotes racontées à son sujet tant par D. Jerrold que par Carlyle, H. Martineau et Tennyson ; ce dernier disait qu’il n’en comprenait que deux vers, le premier :

« Who would may hear Sordello’s story told »

et le dernier :

« Who would has heard Sordello’s story told ». et que tous deux étaient de gros mensonges. Mrs Browning l’a comparé à un beau tableau dont on ne voyait que l’envers : elle insistait pour qu’il le refît :

« Maintenant il est comme un magnifique portrait tourné contre un mur, ou tout au moins mal éclairé. Et pourtant qu’il est digne de vous ! Votre personnalité s’y} révèle d’un bout à l’autre.

« Vous avez donné de la couleur même aux ombres. Quel ouvrage merveilleux ce pourrait être si vous le vouliez seulement ! Je ne vous ai pas dit hier que j'estimais nécessaire d'y ajouter plus de « ce dix pour cent » de vers dont vous parliez, quoique ce soit peut-être le cas; — ce qui à mon avis, est plus important, c’est de resserrer et de raffermir les relations et la suite des idées. Celles-ci sont aussi dispersées ici el là et incohérentes que dans un rêve et elles désorientent complètement le lecteur qui s’entête à se croire éveillé. »

Correspondance Tome I, page 193. Voir également R.-H. HOoRNE : Spirit of the Age, page 220 (1844) ; DEAN CaurcH Essay ; S. Brooke. The Poetry of Browning (Chap. VI) Sordello et comparez : LeTrTERs or E.-B. BRowNINS, 1898, New-York.

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