‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 144 sur 183 · À LA · texte numérisé non relu

À LA

vient ce qu’on appelle son obscurité, que de la rapidité avec laquelle cette même pensée évolue.

< Browning, dit Swinburne, est bien loin d’être obscur : c’est l’igno- < rance ou la médiocrité d'esprit de ses lecteurs qui lui attribuent « ce vice. Il est seulement trop rapide. Il saisit si promptement les idées « qui se pressent devant lui, qu'il a à peine le temps de les exposer « en détail. Il se contente d’une notation abrégée, bien suffisante pour « des esprits exercés, mais que le commun des mortels ne saurait sai- « sir. Il associe des principes souvent opposés, les lie par quelque nœud, « et les présente ensuite à nos yeux par quelque symbole étincelant « ou quelque merveilleuse image. Il a une intelligence trop souple, trop < compréhensive et trop rapide pour la majorité des gens. »

Sharp s’exprime à peu près de même, dans sa « Vie de Browning » (291).

En effet, chaque pensée — si toutefois on prend la peine de l’ana-

lyser à fond et de suppléer les mots que Browning, par excès de con-

cision, a supprimés — est claire, prise en elle-même. Certes, lorsqu’on en lit plusieurs de suite, superficiellement, on ne saisit pas sur le champ le sens de l’ensemble. La vitesse avec laquelle l’auteur passe d’une

idée à l’idée suivante — le plus souvent sans transition apparente —

« He is something too much the reverse of obscure. He is too brilliant for the ready « reader of a ready writer to follow with any certainty the track of an intelligence which « moves with such incessant rapidity ; or even to realize with what spider-like swift- « ness and sagacity his building spirit leaps and lightens to and fro and backward and « forward as it lives along the animated line of its labour, springs from thread to « thread and darts from centre to circumference of the glittering and quivering web « of living thought woven from the inexhaustible stores of his perception and kindled « from the inexhaustible fire of his imagination. He never thinks, but at full speed ; « and the rate of his thought is to that of another mans as the speed of railway to « that of a waggon or the speed of a telegraph to that of a railway. It is hopeless to enjou « the charm or apprehend the gist of his writing except with a mind thoroughly alert, « an attention awake at all points, a spirit open and ready to be kindled by the contact < of the writer. Does $

« To do justice to any book which deserves any sort of justice than that of the fire « or the waste paper basket, it is necessary to read it in a fit frame of mind, and the « proper mood in which to study for the first time a book of Mr Browning's is the « freshest, clearest, most attractive mood of mind in its brightest and keenest hours : « of work. » (SWINBURNE : Essay on Chapman.)

(291) « Il est un reproche trop souvent adressé encore maintenant à « Sordello », « celui d'être obscur. Son sujet peut être considéré comme trop éloigné de nous, son « style trop verbeux, l’enchevêtrement des idées déconcertant pour les esprits non ac- « coutumés à des excursions loin des chemins battus de l’usage courant, mais la pensée « qui l’inspire se dégage aisément, c’est une plaine éclairée par la lune comparée à ÿa « « Sylva Obscura » de la Divine Comédie. » Re : ;

Et il dit plus loin : « Cette question de l’obscurité de Browning fut résolue une « fois pour toutes lorsque Mr Swinburne — dans des périodes aussi resplendissantes « que les roues mouvantes du chariot d’Apollon — écrivit le fameux passage de son

$ « Essai sur Chapman. » (VIE : p. 106.

déroute d’abord, même un esprit averti. Assurément, il faut souvent faire un effort de la pensée, mais c’est une gymnastique salutaire pour l'esprit.

Que le lecteur fasse bien attention aux répétitions, aux antithèses surtout, et divers autres artifices de rhétorique dont fait usage Browning, et il verra que le poète — loin d’être obscur — est en réalité clair, et fournit à celui qui le lit avec assez de soin (292) des points de repère au moyen de certains mots ou membres de phrase, une sorte de fil conducteur qui le guide à travers le dédale de sa pensée.

Prenons — à titre d'exemple — le passage suivant tiré du Livre II de +« Sordello »

« Bref, Apollon s’éclipsa, et ce ne fut plus qu’un adolescent de basse extraction, à peine nommé Ménestrel de sa Dame qui allait, comment pourrais-je dire cela ? être proclamé Monarque de l'Univers ! Car le jour même où à jamais fut aboli l’apparat magnifique, il se décida enfin à revendiquer, quand même, cette suprématie, en vertu de son génie, il supplanterait celui qui avait été l’esclave d’aspirations éperdues, — supprimées désormais, sauf en des rêves non moins éperdus, celui qui n’avait pas osé exercer sa suprématie tant qu’il n’eût pas été investi magiquement de force, de grâce et de savoir; il se résignerait à ce qu’on ignorât son esprit, accepterait sa débilité physique, décidé à faire de son mieux malgré la pénurie de ses moyens, et à abandonner tout le reste. Le sort en était jeté : jamais plus Sordello ne pourrait se considérer comme faisant parti du commun des mortels, être quelqu’un dont les espoirs, les soucis et les intérêts seraient ceux de tout le monde,

(292) La Préface que Browning inséra dans l’édition de 1863 insiste sur la raison majeure pour laquelle le public n’a pas, à ses yeux, compris son œuvre. « Cela est dû avant tout, arfirme-t-il, au manque de soin que l’on a montré. »

Il est intéressant aussi de constater que, même en prose, Browning laisse voir un certain nombre des procédés employés par lui dans ses vers, à savoir : l’insistance sur certains mots, leur répétition fréquente. Par exemple :

« I wrote it for the FEW...

« Couting even in these on somewkhat more CARE about its subject that they « really had. My own faults of expresson were many, but, with cARE for a < man or book, such would be surmounted, and without 17 what avails the fault- « nessless of either ? T1 gave time and pains to turn my work into what the « MANY might, instead of the FEW...

« T1 always THOUGHT So... You THINK So, others may one day THINK so... I « leave xr as I find 1r, though away, and past xx. »

Voir aussi certaines phrases de l’Essai on Shelley où des tirets et des parenthèses se remarquent, telles celles renfermées dans le paragraphe qui commence : « I concede however. » (En partie cité dans le $ 10 de notre thèse.)

Ajoutons que le public n’a jamaïs tenu suffisamment compte des remaniements apportés par Browning à son poème, et de tout le mal qu’il s’est donné pour rendre son sens plus clair, en modifiant et en ponctuant mieux son texte. Le progrès est très considérable si on compare entre elles les diverses éditions de « Sordello ».

ne possédant pour toute spécialité qu’un bagage inutile de fantaisies, qui n'étaient que fantaisies et rien de plus ; jamais plus il ne revendiquerait ni n’accepterait pour lui et pour la foule une loi commune, même si la Raison s’inclinait, en dépit des objections faites par une folle impulsion qui refusait de se soumettre, impulsion que rien ne justifiait, sinon la personnalité d’un Apollon. Le divorce est net : quel besoin avait Sordello de se conformer à un modèle quelconque ? Les hommes ne rivalisent plus avec lui, pas plus que les arbres et les fleurs jadis. Lui-même inactif l'emporte sur ceux qui agissent, car chacun d'eux obéit à son étoile et acquiert ainsi sa fonction propre ; lui, est arrivé au même résultat que ces mortels plus humbles, qui cherchent à acquérir la force ou la beauté, contraints les uns et les autres à exprimer l’idée particulière qui leur sert de guide; lui-même sait comprendre aussi bien qu'eux cette fonction, mais sait, en plus de cela, étreindre n'importe quelle autre, et jouir largement comme Richard de la force ou l’emporter en beauté comme Palma. À lui seul est donné de réunir toutes leurs qualités, ou de n’en choisir qu’une seule : il demeure libre, ne se laisse entraver par aucun organe particulier, ne reçoit nulle empreinte de la seule Force et ne se trouve pas, à cause de cela même, contraint de consacrer toutes ses énergies uniquement à Elle, il ne subit pas l’empreinte du Savoir et ne se trouve pas étreint ainsi par la seule Science. C'est-à-dire, il ne possède pas, il ne chérit pas une Idée Unique qui, tel un astre au-dessus de lui, le contraint à suivre un but exclusif. »

| « Ne suis-je pas fortuné! Jamais la chair n’a cherché à rivaliser avec une âme si multiple, elle n’a pas eu à en subir l'empreinte de la première fantaisie venue, qui en la contraignant à rester étriquée, refroidie, eût entravée cette âme à jamais, devenue, comme la chair, peu rebelle, disposée à tout changement.

Au contraire la chair iaisse ainsi mon âme libre pour errer à son gré, restant elle-même inerte, reléguée dans l’ombre, ne la gênant en rien, si elle-même demeure inutile. Erre donc mon âme! librement. Toi qui par la conscience que tu as de toi-même sais exprimer la beauté absolue, Toi qui par grâce particulière, te trouves à même de contempler la grâce, ce qui pour toi constitue la quintessence de tout, tandis que le monde, — qui sait conférer l’émerveillement aux hommes qui eux-mêmes s'émerveillent et, s’arrangeant pour aimer par procura- - tion, prennent pour des idoles ceux qui s’idolâtrent eux-mêmes, — le monde qui estime les hommes ou forts ou savants, qui eux-mêmes s’élancent à la recherche de la force, ou de la sagesse, en me voyant, s’inclineront sûrement, avec une vénération sans pareille. —

(Cher Monarque, Je vous en supplie, remarquez quelle lamentable brèche vous creusez ici, et en vous rendant compte de cela rendez-vous compte aussi jusqu’à quel point cela concerne peu le monde ! Ces natures humaines sont aussi insignifiantes qu’on voudra, tant mieux pour vous. Prenez donc vos aises, contemplez-les, et moquez-vous en. Libre à vous de vous appeler vous-même Dieu, de vous étrangler un beau jour en avalant un méchant noyau d'olive, tout cela c’est fort bien, mais pourquoi, diantre, vouloir que nous sachions que vous-même savez ceci ou cela ?)

« Le monde s’inclinera devant moi qui sais concevoir toute la vie de l’homme, moi qui, distant, contemple de loin toutes ses félicités, grandes et petites, sans en goûter aucune. Nul intermédiaire ne m'est donné pour exercer ma volonté suprême, je me contenterai donc de la seule perception. Que les hommes se rendent compte de ce que je suis capable de faire et croient à une suprématie devenue tangible et permanente pour la Foule au moyen de cette expression qu’elle-même a choisie, à savoir, la Poésie, elle qui désormais leur démontrera que je suis, moi-même, tout ce qu’ils sont ou cherchent à être, moi, dont ce ne sont pas les actes qui parlent, maïs bien les paroles seules, moi qui ne viens changer aucun modèie de perfection, ni troubler les esprits en créant des formes qui les intriguent, mais qui exécute tout simplement ce qu’ils commandent et rien de plus, cessant dès que leurs propres désirs son satisfaits, et chacun adorera en moi l’amour qui amène son âme à la puissance parfaite. » Bref, disons que la poésie fut donc choisie, car l’ennui nous gagne.

Puisque la fatalité se refusant à lui accorder tout autre moyen d'expression, lui-même ne rechercherait nul autre moyen pour transmettre ses volontés, pour recevoir des hommes le témoignage de sa suprématie, il se contenterait, inerte pour tout le reste, de la seule Poésie comme moyen de se faire comprendre.

Ainsi à la Force, par exemple, il ne serait pas permis de chercher quelqu’autre issue, et, en se déployant, de rechercher l'admiration; par exemple, la Grâce ne commanderait pas l’étonnement, au moyen de belles attitudes, et le Savoir, en se répandant à flots, ne tenterait pas de modifier les humeurs fantasques, mais lui-même accorderait ses faveurs ou recevrait les hommages, par la seule entremise de la Poésie, tout comme quelque énorme bloc de pierre vibrant posé en équilibre sur sa pointe, dans son lit de basalte doit, pour reproduire les sons, les recevoir en un seul diapason aigu, que ce soit la tempête qui répande la foudre, ou la rafale follement déchaînée, la moindre rumeur devra

s’accorder à cette unique clef, cri lointain lancé par le chasseur perdu dans la nuit, heurt du courlis affamé, sifflement du serpent qui glisse à travers la fente, bas murmure ou bruit retentissant, tout devra soulever le monstre gémissant atteint jusqu’au cœur. »

Si nous examinons de près ce passage, après lavoir rattaché à ce qui précède (surtout Livre 1), l’idée maîtresse s’en dégage aisément :

Sordello vient de s’apercevoir qu’il n’est pas ce qu’il s’imaginait d’être : « l’Apollon », le « Monarque de l'Univers ». Il est d’humble naissance, d’une part, et, d'autre part, débile physiquement. IL juge, néanmoins, qu’il a, malgré tout, le droit de se considérer comme « Le Roi de la Création », parce que poète, il possède un esprit unique, un esprit qui renferme, en pwssances latentes toutes les qualités géniales que ne possèdent qu’à l’état fragmentaire les autres hommes. Il n’ose assumer, pour lui, ouvertement ce titre, mais intérieurement le revendique quand même.

On voit, grâce au style, avec quelle vigueur est mis en relief le contraste ironique établi entre « Apollo, Monarch of the World » et la « Mean Youth » au moyen d’un premier procédé : l’antithèse, aidé d’un second : la répétition : « one a slave >» — « One daring not, with unproved wit, with means so limited. >» Les termes qui sont répétés « longings, dreams », de même : « Longings wild, dreams as wild », montrent le fond intime de l’âme du poète, obsédée sans répit par les désirs qui le harcèlent et qui lui font croire à sa maîtrise. Ils aboutissent donc aux vocables de « maîtrise » : « mastery, mastery ». Puis, surviennent les trois termes : grace, wisdom, strength, c’est-à-dire tout ce qui lui manque, tout ce qu’il voudrait posséder, s’opposant, à leur tour, au seul terme : « Wüill », qui par sa suprématie. absolue les résume, parce que — en puissance latente — Sordello croit que celui-ci les vaut tous.

De nouveau, le lien visible entre ce paragraphe et le suivant apparaît dans les mots « for ever » opposé à « never again », qui, eux aussi, sont répétés pour marquer l’inéluctable avenir qui se révèle à ses yeux et auquel il faut se résigner. Une fois de plus sont répétés : « One » — « One » (Vers 369) — « fancies » — « fancies » — « fancies » renforcées de nouveau par « dreams », « dreams », puis la nouvelle pensée se dégage : Sordello n’a rien de commun avec la foule des hommes, donc il est malgré tout divin : le mot « distinct » étant mis en opposition avec « common ». « The mad impulse » des jours écoulés, condamné, pour le moment, sera repris plus loin dans un autre développe-

ment (293). Le passage est enfin « bouclé » pour ainsi dire, au moyen du mot « Apollon » rappelant celui emplové au début du paragraphe.

Puis vient le mot « divorce » qui marque la scission définitive entre le présent et le passé.

La troisième idée se dégage : Sordello n’a pas à lutter avec les hommes, pas plus qu’il n’a lutté, jadis, avec ses propres créations. Les uns et les autres sont trop au-dessous de lui. Inactif, il surpasse, quand même, ceux qui sont actifs. Voici maintenant la confirmation de son idée: Effectivement, chaque homme se confine à une ambition (star) particulière entre plusieurs, tandis que lui, Sordello, les embrasse foutes.

Les termes : Strength, Beauty, Wisdom, réapparaissent, pour pouvoir insister de nouveau sur le fait que, Sordello les possédant potentiellement, il a donc le droit de croire à cette suprématie.

Dans le paragraphe suivant, les propres paroles de Sordello sont alors citées pour montrer quelle soudaine exultation s’empare de lui en pensant à son incontestable supériorité, et dont il a la certitude personnelle. Mais, brusquement, Browning intervient pour montrer — en critiquant et gourmandant sa propre création — combien Sordello est loin de la vérité. De nouveau les termes essentiels sont repris, répétés, mais, à côté de nouveaux termes mis également en opposition « flesh, soul » — « soul, flesh » — « soul ». Ce dernier mot, répété une troisième fois, met clairement en vue que c’est pourtant l’âme qui importe par-dessus tout. Le paragraphe aboutit ainsi en entier à « World », — « World ». Ces mots — qui sont ainsi opposés à « Soul >» — font comprendre le peu de prix que l’auteur lui-même attache au monde. Ainsi finit-il tout naturellement par railler le poète, Sordello, c’est-àdire lui-même en réalité — de s’être livré à des analyses aussi subtiles, puisque le monde — incapable de comprendre la supériorité de ce qui est spirituel — critiquera de même et réduira à néant sa conception.

Le tout se termine par une image fort gracieuse, symbolisant l’unique moyen d'expression dont le vrai poète puisse réellement se servir, pour manifester sa suprématie, à savoir : la poésie. Ce dernier terme,

(293) Par exemple : « The last voice murmurs, twixt the blossoming vines, « Of Men, of that Machine supplied by Thought « To compass self — perception with, he sought « By forcing half :himself — an insane pulse « Of a God’s blood, on clay it could convulse, « Never transmute… etc. » (Livre IIl-vers 20-33.)

en rappelant le mot « Song », point de départ, montre que le développement est parvenu à sa fin (294).

On voit done quel est le procédé employé constamment par Browning, et combien tout est intimement lié : chaque pensée sortant naturellement de la précédente et s’y rattachant. L'ensemble laisse — non pas une sensation de confusion — mais celle d’un enchaînement parfait, procédé que les Anglais ont appelé d’un mot pittoresque « Concatenation ». Le tout rappelle — mieux que toute autre image —

- le déplacement sinueux du serpent qui — par une série de mouvements, souples au point qu’ils sont presque imperceptibles, — progresse (295).

€) Versification

Lorsqu'on arrive à « Sordello » on est tout de suite frappé par la très grande maîtrise dont fait preuve Browning dans l’emploi du vers rimé décasyllabique. Il a créé une forme qui est bien à lui, et - qui ne ressemble en rien au « heroic couplet » de Pope, et se différencie même de celui des Romantiques par son extrême hardiesse d’allure. . En réalité, son vers ne se distingue en rien des vers blancs, sinon par la rime qui, elle, est si habilement employée, qu’elle disparaît dans 1 le mouvement général du paragraphe. La pensée circule librement de

(294) Si l’on se reporte au premier livre on voit que les termes employés : Body, Soul, Apollo, Mastery, Strength, Beauty, Wisdom, etc., ont tous été déjà employés et se retrouveront de même dans les livres suivants.

2 (295) On peut, à titre d'exemple, citer les passages suivants où la pensée est mise en valeur et développée par les mêmes procédés :

a) Livre IlIlI-vers 70-181, où l’idée de l’occasion perdue, du « Nevermore » est exposée ; les « Links » sont les suivants : « never » (94) ; « not any strollings » (103) ; « no mad mixing » (98) ; « no more lifes >» (140) ; « never » (158) ; « never » (180) ; « never again » (211) ; « what further use of will » (34) ; « will » (45) ; « will » > (175-178, 187, 214) ; « Die » (19-22, 180) ; « wreak ere night » (214) ; « ladder » (144) ; « platform » (145) ; « ladder » (155) ; « platform » (156) ; « happiness » (145) ; À « happiness » (162) ; « happiness » (171) ; « pleasure » (17) ; « pleasure » (153) ; - « pleasure » (134) ; « delight » (138) ; « Joys » (178) ; « Blisses >» (156) ; « pampered » : (37) ; « petted » (212) ; « Youth » (82) ; « Youth » (82) ; « life ».

‘b) Livre IV-vers 185-370, dans lesquels Browning précise le moment où Sordello commence à manifester envers l’humanité des sentiments altruistes : Les mots répétés servent de lien entre les différentes parties du paragraphe : N Aloof from men (186) ; without them (205) ; mankind (198) ; Mankind (206) ; Mankind (251) ; Mankind (276) ; Mankind (280) ; crowd (189) ; crowds (241-242) : Crowds (281) ; a few (207) ; a few (209) ; Few (217) ; Pine (210) ; Pine (208) ; Pine (209) ; common (213) ; Common (238) ; body, soul, (203) ; Body (250) ; soul (269) ; Wants (266) ; Wants (268) ; Will (203) ; Happiness (202) ; Happy (ORNE Joys (242) ; enjoyed (243) ; mirth (244) ; Serves (289) ; serving (325) ; Smiling (231) ; Smile (239) ; Miseries (222) ; Misery (236) ; Woe (247) ; These (196) ; These (205) ; These (228) ; Theirs (203) ; Them (205) ; People (218) ; Good (279) ; Good (319) ; His own (268) His own (268) ; His own (270) ; His own (281) ; Whole (190) ; adjunct (256) ; Units Ÿ (257) ; All (263).

Ee

vers en vers, sans nulle entrave, à tel point que soixante pour cent des vers sont des « run-on-lines ». Les rimes ont un caractère si peu tyrannique que la plupart du temps le lecteur ne s'aperçoit même pas de leur place à cause de la grande fréquence de ces enjambements :

« 1 am absolved « From further toil, the empery devolved « On me, ‘was Tito’s word : I have to lay « For once my plan, pursue my plan, my way :

Prompt nobody, and render an account « Taurello to Taurello ! Nay, I mount « To Friedrich : he conceived the post I kept ! « Who did true service, able or inept, « Who’s worthy Guerdon, Ecelin or I ?

« Me guerdoned, counsel follows : would he vie « With the Pope really ? Azzo, Boniface « Compose a right-arm Hokhenstauffen’s race « Must break ere govern Lombardy ; I point « How easy ’t were to twist, once out of joint, « The socket from the bone : my Azzo’s stare « Meanwhile ! For I, this idle strap to wear, « Shall, fret myself abundantly, what end « To serve ?.… etc. » (1V-788-805).

La césure, comme on peut s’en rendre compte par les vers qui précèdent, « from further toil / on me / « Prompt nobody/ « Taurello to Taurello », etc. est variée habilement.

On peut remarquer également combien sont rares les phrases qui se terminent avec la rime.

Le vers monosyllabique est parfois rendu volontairement rugueux au moyen de sifflantes :

« Streets where the veil had been stript shred by shred » (IV-336).

« No more lifes, deaths, loves, hatreds, peaces, wars » (TII-140).

et prend à d’autres moments une intensité rare grâce à l’allitération :

« And deed with deed, blaze, blood, with blood and blaze » (1V-934).

Browning emploie souvent, et avec habileté, une dernière syllabe brève, à la fin de son vers pour marquer une défaillance :

« Must perish once, and perish utterly ! » (III-112).

Pour rompre la monotonie, il varie la mesure des pieds : Pyrrhique au second pied :

« À spend // thrift in/the Spring // no summer greets » (III-280).

Pyrrhique au dernier pied :

« Acknow/ legde in / his boy/ ish sophistry

Trochée au premier pied :

« But for the most part their two histories (XII-280). « Plucker of / amar / anths grown / beneath / God's eye / «< No : that / this ser/vant min/strel was / Rome’s last / » (IV-416).

« Now : and / because / white dust / clouds o/verwhelm/ » (I-111).

« Worship / ping hearts / about / him for / a wall » (UI-71). « Sucking / the sweet / out of / each cir/cumstance » (HIT-25).

Au deuxième pied :

« Of him / How ob / tain hold ? / fetter / mens tongues/ » =:5 (IV-821).

Au troisième pied :

« They Kin/ dled great/ fires while/the Lea/guers Mass/ » ie (IV-350).

Au cinquième pied :

: « God God/dess wo/man, man /the Greek/ Rough-rasps/ » ‘0e AS s ; (IV-142).

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