II
< Às who, brainsick, made pact
« Erst with the overhanging cataract
« To deafen him, yet still distinguished plain
« His own blood's measured clicking at his brain (285)
« The sun stopped both peaks « Of the cleft belfry like a fiery wedge « Then sank, a huge flame on its sockets’ edge (286)
Il est bien rare que les comparaisons et métaphores de Browning soient plus imagées qu’exactes : c’est le cas de celle où il parle du poète Eglamor :
ki
a) « À poor gnome... cloistered up « In some rock chamber, with his agate-cup « His topaz-rod, his seed-pearl (11-215-218).
b) « The sorriest bat which cowers throughowt moontide « While other birds… » etc. (la chauve-souris n’est tout de même pas oiseau ! (11-228)
‘ Par contre, si ses digressions (voir paragr. 7) sont parfois longues, à d’autres moments les comparaisons qui y sont contenues sont, par Jeur brièveté même et leur conformité avec la pensée (287) qu’elles ont mission d'expliquer, singulièrement bien réussies et embellissent vraiment le texte :
« À blasted bud displays you, torn,
« Faint rudiments of the full flower unborn ;
« But who divines what glory coats o’erclasp
« Of the bulb dormant in the mummy's grasp ? (HI-216)
Par moments la comparaison n’est pas indiquée, mais seulement impliquée : ainsi celle qui nous fait comprendre la fuite irréparable du temps s’adapte admirablement à tout ce qui précède et tout ce qui suit les quelques lignes qui la renferment :
À (287) Nous ne pouvons admettre ce que dit Stopford Brooke (Browning) : « They ; are often but faintly connected with the subject they are used to illumine. »
« The level wind carried above the firs, « Clouds, the irrevocable travellers « Onward. (II1-205-207)
Le passage où il compare le poète à un rocher immense, posé en équilibre, et qui frémit au moindre choc, rappelle la comparaison faite par Victor Hugo entre lui-même et la « Cloche sonore »
« Like some huge throbbing stone that, poised ajoint, « Sounds to affect, on its balsatic bed « Must sue in just one accent, etc. (11-451) (288)
Malgré quelque exubérance dans le développement, la comparaison n’est pas moins juste que celle du poète français.
Il en est de même lorsque Browning compare Sordello à un arbre qui désire avoir des fruits mais ne peut jamais les goûter lui-même.
« A tree that covets fruitage and yet tastes « Never itself, itself. » (VI-845-846.)
En lisant de pareils passages, on peut s’étonner que Browning ait accusé le langage d’être un faible moyen d’expression (289).
La question de style nous amène à dire un mot sur l’apparent manque de clarté dans Browning.
En réalité, comme l’a fait observer Swinburne (290), dans son essai sur Chapman, c’est beaucoup moins de sa pensée elle-même que pro-
(288) Voir le passage traduit page 406.
(289) À plusieurs reprises Browning a en effet donné à entendre dans « Sordello » en quelle piètre estime il tenait le langage comme moyen d’expression. Ce qu’il dit, au point de vue philosophique, est certes fort exact :
« Perceptions whole...
«/Reject so pure a work of thought
« As language : thought may take perceptions place,
« But hardly coexist in any case,
« Being its mere presentment — of the whole
« By parts, the simultaneous and the sole
« By the successive and the many. >» (11-589-595.) Comparer ce qu’il dit dans THE RING AND THE Bo00K : « Our human speech is naught. » (290) « The difficulty found by many in certain of Mr Browning’s works arises from
a quality the very rever$e of that which produces obscurity properly so called. Obscu-
incisive faculty of thought, his sureness and intensity of perception, his rapid and
RAARARR À
rity is the natural product of turbid forces and confused ideas, of a feeble and clou ded, of a vigourous but unfused and chaotic intellect… Now if there is any great quality more perceptible than other in Mr Browning's intellect, it is his decisive and .
trenchant resolution of aim. To charge him with obscurity is about as accurate as, to call Lynces purblind or complain of the sluggish action of the telegraphic wire,