‹ La Jeunesse de Robert BrowningChapitre 170 sur 183 · CAR · texte numérisé non relu

CAR

dual all through; you have made even the darkness of it! And such a work as it might become if yow chose... if you put your will to it! What I meant to say yesterday was not that it wanted more additional verses than the « ten per cent » you spoke of... though it does perhaps... so much as that (to my mind) it wants drawing together and fortifying in the connections and associations. which hang as loosely every here and there as those in a dream, and confound the reader who persists in thinking himself awake. » (Correspondance, tome I, p. 193.)

du 3 livre de « Sordello » devant figurer à la page 449 :

« For thus T1 bring Sordello to the raptuwrous Exclaim at the crowd’s cry, because one round Of life was quite accomplished; and he found Not only that a soul, whate’er its might, Is insufficient to its own delight, Both in corporeal organs and in skill By means of such to body forth its Will —

And, after, insufficient to apprise

Men of that Will, oblige them recognize

The Hid by the Revealed — but that, — the last Nor lightest of the struggles overpast, — Will, he bade abdicate, which would not void The throne, might sit there, suffer he enjoyed Mankind, a varied and divine array Incapable of homage, the first way,

Nor fit to render incidentally

Tribute connived at, taken by the by,

In joys. 1f thus with warrant to rescind

The ignominious exile of mankind —

Whose proper service, ascertained intact

As yet, (to be by him themselves made act, Not watch Sordello acting each of them) Was to secure — if the true diadem

Seemed imminent while our Sordello drank The wisdom of that golden Palma, — thank

« Verona’s Lady in her citadel

Tes by Gaulish Brennus, legends telle », etc. (Sordello IT-561-588.)

APPENDICE VII LE « Sordello » DU PÈRE DE BROWNING

Le roman qu’a écrit le père de Browning sur Sordello est loin de valoir l’œuvre de son fils. C’est un conte rempli d'aventures invraisemblables dans le genre des romans de l’époque et qui manque complètement de la profondeur du poème philosophique de Browning.

Voici brièvement résumé l’essentiel de l’histoire :

1 Sordello qui a pour oncle Ecelin le Tyran reçoit de celui-ci une invitation pour se rendre chez lui, mais craignant un piège vu que les deux familles sont brouillées, Sordello s’exile et ne revient que plusieurs années plus tard dans sa patrie. Voulant découvrir les véritables intentions de son oncle il se place chez lui comme tuteur de deux jeunes gens qu’il avait fait prisonniers, Alfonso et Berthe, enfants du Comte Julien qu'Ecelin avait assassiné. Il tombe amoureux de Berthe qu’Ecelin ambitionnait d’épouser. Les amants s’enfuient mais sont faits prisonniers et vendus à un chef arabe, Mustapha. Sur ces entrefaites, Ecelin se met à la recherche des fugitifs et les retrouve chez Mustapha. Celui-ci lui offre Berthe à condition qu’il se fera musulman. Il accepte, mais Sordello l’égorge grâce à la complicité d’un esclave. Sur quoi Mustapha fait étrangler Sordello et offre sa main à Berthe qui finit par l’épouser.

APPENDICE VIII MÉTAPHORES ET IMAGES DANS « Sordello »

Nous croyons devoir insister sur le rôle que jouent les Métaphores et les Images dans son « Sordello » parce que certains critiques — à tort — ont trouvé à redire en ce qui les concerne.

Au lieu de mériter les reproches qu’on leur a adressé, à savoir de ne pas s’adapter à la pensée qu’elles ont mission d’éclaircir, en réalité! elles en font mieux ressortir le sens. Par exemple le château de Goïto en ruines souligne la ruine des espoirs de Sordello. Une autre, fort belle n’a pas été épargnée sous prétexte qu’elle est trop concise, c’est celle où Browning explique que Sordello, au contact de la nature perd peu à peu le souvenir des mauvaises années passées à Mantoue, tout comme un tissu perd ses couleurs lorsqu’il trempe dans la mer. Pourtant, on

ge .

ne peut rien lui reprocher réellement. Quelle superbe comparaison encore que celle où le poète compare la nature, riche mais inerte, de son héros, à quelque vague qui n’obéit pas à l’influence de la lune. Une des plus saisissantes est celle où le regard de Sordello mourant est comparé à celui que lance un homme sur le point de sombrer dans la mer et qui voit le secours lui arriver.

Ses images, de même, sont non seulement employées fort à propos, mais ont toujours un sens symbolique. La lune qui se lève dans le défilé où erre Sordello l’âme meurtrie, et qui ressemble à une face humaine, les pins qui confèrent ensemble, ont une signification subtile, et consolent Sordello dans son désarroi. De même lorsqu'il erre à travers la ville désolée de Ferrare, c’est encore une lune, hâve et triste, qui perce difficilement les nuages et symbolise le trouble où est plongé son esprit. C’est elle qui, en passant à travers les vignes du château abandonné de Goïto, révèle leurs maigres troncs qui symbolisent le vide et le désenchantement de sa propre vie. Enfin lorsqu’au début du livre VI elle se lève immense et sereine, elle fait comprendre que sa large clarté n’est autre que le jour qui se fait enfin dans l’âme de Sordello lui-même.

Ces Métaphores et ces Images brillent par l’intensité de leur éclat. Les couleurs dans toutes ces Images sont variées, et se contrastent entre elles. Les Reïines du Nord que fait venir à sa Cour Frédéric II ont des dents blanches comme celles des morses, elles ont traversé des mers ténébreuses où ne lui aucune étoile, et les voici enfin avec leurs robes

qui les font ressembler à de blancs oiseaux. Browning adore souligner

les nuances fines de toutes sortes ; il voit la teinte jaune verdâtre des premières feuilles contrastant avec les rougeurs des boutons précoces au milieu des bois ; la lueur adoucie des lucioles au crépuscule. Mais il préfère les éclaboussures fortes des tons sans qu’elles deviennent

__ jamais vulgaires ou criardes. Le soleil est un vrai brasier lorsqu'il

tombe derrière le clocher de l’église d’une ville calcinée par sa chaleur (Livre II); mais il n’y a pas que les spectacles de la nature auxquels il prête sa fougue ; s’il ressuscite le Passé, il procède de même, et celuici se soulève, chancelant, projeté violemment hors des ténèbres fulgurantes qui se déchirent. Même une pensée morale revêt une magnificence pareille, les gloires du crépuscule s’apaisent en une splendeur de recueillement calme lorsqu'il compare une vaste étendue d’eau qui reflète le ciel et ses étoiles, que le ciel reflète à son tour, pour faire comprendre que l’âme et le corps se doivent une mutuelle obéissance (1).

(4) Livre VI, vers 563-569.

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