‹ La Jeunesse de Robespierre et la convocation des États généraux en ArtoisChapitre 110 sur 111 · NOTICE SUR LE PORTRAIT DE ROBESPIERRE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LE PORTRAIT DE ROBESPIERRE

Le portrait de Robespierre à l'âge de vingt-cinq ans, dont nous publions la photographie en tétc de ce volume, porte la signature de Boilly. Il a été peint vers 1783, et offert par Maximilien à un de ses parents de Mcurchin. M. D..., qui nous a autorisé à le reproduire, le tenait directement du petit-fils du donataire ; nous pouvons donc en affirmer l'authenticité.

Boilly (Louis-Léopold), né à La Bassée le 5 juillet 1701, mort à Paris le 5 janvier 1845, était devenu peintre sans avoir reçu le? leçons d'aucun maître. Il se fixa à Arras en 1777, attiré par le patronage de M. de Conzié, qui, dans une tournée épiscopale, avait été frappé du mérite de ses premières compositions.

« Bientôt, dit M. Arthur Dinaux (Archives du Nord de la Fronce, nouvelle série, t. vi), sa réputation s'étendit dans l'Artois; ce fut à qui se ferait peindre par lui, et en deux ans, il rendit plus de trois cents portraits. » Boilly fut emmené à Paris, en 1786, par un peintre d'ornements, nommé Lccrosnicr, qui était venu à Arras pour y décorer la salle de spectacle. 11 produisit un nombre infini de tableaux de genre, d'une touche facile et spirituelle. Son penchant vers certains sujets faillit lui coûter cher. Le peintre des Grâces, dénoncé pendant la Terreur comme corrupteur de la morale publique, fut averti qu'on allait procéder chez lui à une visite domiciliaire. Il se mit aussitôt à esquisser le Triomphe de Marat, que possède aujourd'hui le musée de Lille, et sauva, à ce prix, sa liberté. On conserve à Arras plusieurs portraits de Boilly. Quelques vers insérés dans fcs Feuilles d'Artois montrent qu'il maniait la plume aussi aisément que le pinceau.

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