‹ La Jeunesse de Robespierre et la convocation des États généraux en ArtoisChapitre 15 sur 111 · Audience do S mai · texte numérisé non relu

Audience do S mai

« François -Gabriel Du But et Henriette de Robespierre, son épouse. M* Corne, procureur) ;

« Contre Augustin-Isidore Carraut (M° Fauchison, procureur) et contre Me François-DarUiéleiny-Haximilien de Robespierre.

« Messieurs donnent défaut contre François-Barthélémy de Robespierre, et pour le profil, décrètent les saisic-arrols dont il s'agit ; en conséquence, ordonnent

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cution de ce jugement, ils obtinrent payement d'Augustin Carraut (5*2 juin 1780) '.

Cette question d'intérêt paraît avoir amené entre Maximilien de Robespierre et les époux Du Rut une certaine froideur. Le paiement ainsi opéré ne pouvait être considéré comme régulier que dans l'hypothèse où François de Robespierre aurait hérité de sa fille Henriette, et par conséquent lui aurait survécu. Or, depuis quatre années qu'il avait disparu, on n'avait reçu de lui aucune nouvelle. Aussi Maximilien ne donna-t-il point son approbation ' immédiate a l'acte du 22 juin 1780. Dans de telles circonstances, ne pouvant rechercher ni même accepter l'hospitalité de M. Du Rut, il résolut de voler de ses propres ailes et prit à bail une maison située dans la rue du Saumon a.

L'essai ne fut pas de longue durée ; le jeune avocat eut bientôt épuisé les modestes ressources que la gratification du collège Louis-le-Grand et la succession de Jacques Carraut lui avaient procurées. 11 se retourna alors vers sa tante, qui, nonobstant la dureté apparente des procédés quelle

a la partie du procureur Faucbison de wiJer ses mains, suivant ses offres, en celles des parti** du procureur Corne de la somme de neuf cent quatre-vingtdix livres dix-neuf sols qu'elle a déclaré devoir a la partie défaillant, jusqu'à concurrence de la somme de huit cent onte livres dix sols de principal et de quinze livres dix sols huit deniers pour dépens. — Archives municipale*.

]. « Nous soussignés. Dr en médecine «le r Université de Montpellier, reconnais qu'en exécution du jugement conlradictoiiiment rendu à l'andience de l'eclievinage d'Arras ce deux mai dernier, entre moi d'une part, le sieur Augustin- Isidore Carrault, marchand brasseur en gros, demeurant à Arras, de seconde part, et par défaut contre M« François-Barthélemy-Maximilien de Robespierre avocat, de troisième part, le dit sieur Caraull m'a présentement payé comptant: 1* la somme de huit cent onze livres dix sols de principal ; ?• celle de quinze livr?s dix sols pour dépens, qui m'ont été adjugées a la charge dndil M» de Robespierre par jugement dudit échtvtnagedu4 avril dernier, enfin celle de vingtcinq livres dix sept sols qui m'a été pareillement adjugée à la charge dndil M« de Robespierre pour dépens par ledit jugement du 2 mai, sans préjudice à tous mes autres droits et actions contre le sieur de Robespierre. — Fait a Arras, ce 82 juin 1780. Du Rut; de Robespierre, épouse de Du Rut. (Pièce communiquée par M. Laroche.)

?. Tableau des avocats : Almanach d'Artoit de 1781.

avait employés en matière de comptes, lui tendit les bras avec une maternelle affection. A l'ouverture de Tannée judiciaire 1782-1783, il transporta ses pénates dans la maison que les époux Du Rut habitaient (rue des Teinturiers *). Dès le 9 octobre 1782, il avait ratifié le paiement fait par Augustin Carraut, et touché seize livres douze sous qui lui revenaient en qualité d'héritier de sa sœur Henriette 5.

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