I. Archives dAparUwnUUs
Jean-François.
Martin de Robespierre décéda à Carvin le 14 janvier
Maximilien de Robespierre laissa ses frères en possession des offices paternels. « Licencié de l'université de Douai », il se fit recevoir, le 9 mars 1720 avocat près le Conseil provincial et supérieur d'Artois, et se fixa à Arras.Le 30 janvier 1731, il se maria, en la paroisse Saint-Géry de cette ville, à Marie-Marguerite Poiteau, fille de Bonaventure, bourgeois marchand, et de Marie-Louise Graux. Le contrat de mariage relate ainsi les apports des époux :
a Pour ce qui est du portement du futur mariant, ladite demoiselle Martin, sa mère, a promis et s'oblige luy donner la somme de deux mille livres Artois une fois, sitost la célébration de ce futur mariage, qui est tout son portement, dont et de sa bonne conduite et réputation la future mariante et assistants ont dit être contents. Et à lézard de celuy de la future mariante, ladite demoiselle Graux, sa mère, lui a donné et donne, promet et s'oblige lui payer et fournir, sitost iceluy célébré, la somme de quatre mille cinq cents livres Artois une fois, tant en argent qu'en effets mobiliers, plus lui donne, en avancement d'hoirie et de succession, toute une maison, cour, caves et héritages, sise et fai sant face à la rue des Bouchers, en cette ville, estimée trois mille cinq cents livres, qui est aussi tout son portement, duquel et de sa bonne renommée le futur époux et assistants ont déclaré être contens a. »
De cette union naquirent :
Maximilien-Barthélemy-FRANrois (17 février 1732) ; Louis-Alexandre-Joseph (22 mars 1733); il mourut en
J. Archives départ., Registre des avocats. J. Archives départementales.
nourrice, le 5 juillet suivant, au village de Willerval, et fut inhumé dans l'église, « vis-à-vis l'autel de la Vierge » ;
Marie-Marguerite-Alexandrine-Léonor-Eulalie (3 janvier 1735) ;
Amable-Aldegonde-Henriette (25 mars 1736) ;
Marie-Guislaine-Amélie (18 juillet 1738) ; elle mourut en célibat le 14 septembre 1756 '.
Maximilien de Robespierre exerça jusqu'à son décès la profession d'avocat. En 1755, il figurait au dix-septième rang d'ancienneté sur le tableau de l'Ordre 2. Le Barreau d'Arras comptait alors quatre-vingt-huit membres. Nous avons sous les yeux une consultation du 5 mars 1755 signée par M" Develle, Le Roux et Derobespierre, au pied de laquelle nous lisons : « Aux avocats consultés, compris le mémoire, dix-neuf livres * ». Une autre consultation, délivrée aux administrateurs de l'église d'Annay sur le droit qu'ils prétendaient avoir de supprimer les bancs dans l'église, porte cette mention : a Pour honoraires, cinq livres dix sols ».
Maximilien de Robespierre avait hérité de son oncle Yves l'amour du blason. Des lettres écrites au sujet des marais de Vendin-le-Vieil sont ornées d'un cachet d'armes : d'azur, à deux butons noueux, cantonnés de quatre tourteaux V
En 1742, Maximilien de Robespierre eut à soutenir un procès personnel. Les époux Poiteau avaient trois enfants : Marie-Marguerite-Françoise, que M6 de Robespierre avait épousée; Marie-Gabriel le, qui avait fait profession religieuse, et Barthélémy. Par contrat de mariage, la veuve Poiteau avait donné en dot à son fils trois mille livres et une