‹ La jeunesse de Stendhal (volume 2)Chapitre 112 sur 166 · Voir les Vies de Haydn, Mozart el .Métastase · texte numérisé non relu

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6. Jour, d'il., 19, 20. On retrouverait une autre preuve de cette passion studieuse pour le théâtre dans les listes interminables où il énumère, d'après quelques livres savants, les auteurs dramatiques de l'Angleterre, de la Hollande, de l'Italie et particulièrement de Gènes, enfin de l'Espagne (24).

7. Et non de Saint-Hainaut (sic), comme l'a cru lire M. Paupe. Il s'agit d'un livre fort connu alors, et plusieurs fois réédité, V Abrégé chronologique de riiisloire de France : Paris, 1768, 2 vol. in-4''.

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britanniques de Mallet du l'an, dévore « le septième volume des œuvres de Voltaire », avale d'un trait une Description du Palais- Royal, une Cabane mystérieuse, qu'il a été prendre à Milan ^, et se plaint qu'il n'a point de livres ! Aussi demande-t-il à son père et à sa sœur de lui envoyer sa bibliothèque de Grenoble, les libraires de Bergame et de Milan ne suffisant point à sa consommation.

C'est alors peut-être que ce jeune dragon, trop épris de belles-lettres, faillit se l)attre pour l'amour du style simple. Atala venait de paraître ; on en citait des phrases : Beyle s'irrita de voir admirer une expression qui méritait mieux que son dédain : « la cime indéterminée des forêts » ^. Sans connaître le livre, il se hâtait de le condamner. « Il paraît (\Vl Atala, roman chrétien de Chateaubriand, critiqué par André Morellet, est enfm mis à sa place d'ouvrage extraordinaire, mais médiocre. Je ne l'ai pas lu ^ ». D'avance, ce roman chrétien ne lui disait rien de bon ; et il n'a jamais pu comprendre les beautés plastiques d'un style de poète. Ses rapports avec Chateaubriand commencèrent donc par un préjugé. Quand il le connaîtra, il ne l'en aimera point davantage.

Mais Beyle ne lit pas uniquement pour se distraire, ainsi que le commun des hommes ; en lisant les chefs-d'œuvre des autres, il songe surtout à les remplacer.

Comme le peintre qui copie les tableaux des maîtres pour découvrir leurs procédés, Beyle tout d'abord traduit ou adapte des pièces italiennes. Le 29 floréal, il voit jouer Zelinda e Lindoro de Goldoni. Une semaine plus tard, il se procure le texte et, ce même jour, il en commence la traduction, qu'il achève le 23 prairial, à une heure du matin *. En écoutant un opéra de Mayer, Ariodant, dont

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