‹ La jeunesse de Stendhal (volume 2)Chapitre 117 sur 166 · Le 24 juin [Jour, d'il · texte numérisé non relu

Le 24 juin [Jour, d'il

6. Ils se transportent quelques jours plus tard dans une demeure moins illustre, la casa Conter, grande bâtisse du rococo le plus excessif (auj. via Trieste, n° 39).

tues OU aux tableaux qui font le prix de Brcscia pour un dilettante. Le Moretto a laissé Beyle indifférent, comme les débris de ce temple bâti par Yespasien, l'une des premières ruines antiques pourtant que Beyle eût jamais vues. Il se contente de remarquer que Brescia « est ime assez jolie ville «, qu'elle a « 600 toises de diamètre », et qu'on y trouve « beaucoup de cafés ^ ».

Dans une cité bien connue pour l'énergie de ses passions, dans cette Brescia, « le pays des beaux yeux », le pauvre Beyle ne trouva que plates et sales aventures. Un soir de messidor que

De ses pâles flambeaux la lune vagabonde Eclairait Brescia et le reste du monde,

il s'en alla, en compagnie de Durrieu, Cacault, Quesnel,et autres joyeux garçons, donner l'assaut à un mauvais lieu. C'est le mémorable événement qu'il a conté en une quarantaine de vers médiocres ^. Il ne semble point que Beyle ait trouvé à Brescia d'autres amours, ni d'autres plaisirs.

Un jour il alla voir l'antique Crémone ^. Mais il ne lui accorde en son journal que cette mention dédaigneuse : « Crémone est une grande villasse où l'on meurt d'ennui et de chaleur ^. » Un autre jour il parcourut avec son général les bords parfumés du lac de Garde, de Salô à Desenzano ^.

Si l'on en croit un de ses biographes, Beyle aurait pourtant reçu, durant son monotone séjour à Brescia, une impression inoubliable. « Il avait, écrit M. Chuquet,... puisé sur le sol italien la haine de toutes les tyrannies » ;

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