H. Br., II
5. M. Chuquet, avec Stendhal, en nomme trois : Madame Cambon, Madame Le Brun, Madame de Baure. {Stend.-Bcijlc, 32 ; H. Br., Journ., passim ; Corr., I, 155, 328 ; 151.) Stendhal les trouve généralement trop sèches et trop sages.
la vaincre sa timidité, et devaient toujours rester pour lui des parentes que l'on va voir, et qui vous demeurent étrangères.
Mais nous ne saurions négliger complètement « cette excellente et jolie M'"^ Rebuiïet », qui habitait le premier étage de la maison Daru, et dont le salon était au-dessous de la chambre où logeait Henri Beyle. Son mari, « un négociant de premier mérite.... homme à caractère et à âme chaude ^ », fut, on ne sait pourquoi, de la part de Beyle l'objet d'une admiration enthousiaste. Il le met au nombre des trois esprits supérieurs qui ont possédé toute son « estime » et tout son « cœur ^ ». Tant de vénération pour l'homme n'empêcha point le jeune Beyle de traiter fort cavalièrement le mari, mari il est vrai un peu négligent, qui ne donnait chaque jour à sa femme qu'un quart d'heure, et le reste de son temps à Mademoiselle Barberen, « son associée et sa maîtresse ^ ». Quant à madame Rebuiïet, Beyle, en 1800, la trouvait aimable et jolie *, mais elle ne réussira que deux ans plus tard à l'apprivoiser tout à fait. Cette femme « excellente » poussera la bonté jusqu'à faire alors de ce très jeune homme son amant. Beyle, en venant d'un rendez-vous avec la mère, embrassait la fille dans l'escalier. Mais Adèle n'a encore aujourd'hui que onze ans. Il n'est point temps de parler d'elle.
1. Il était de Marseille ; d'où peut-être cette chaleur qui s'opposait heureusement, pour un demi-méridional comme Beyle, à la froide correction des Daru. Ils étaient d'ailleurs cousins. (Voir //. Br., II, 127.)