‹ La jeunesse de Stendhal (volume 2)Chapitre 23 sur 166 · H. Br., I · texte numérisé non relu

H. Br., I

3. Id., II, 79. Sur Rebuffet, cf. le livre de M. ChuquPt, 40, note.

4. Il écrivit à ses parents, dans une lettre dont il eut bientôt honte, que Madame Rebuffet exerçait « l'empire... des sens. » (H. Br., II, 126.) On peut croire qu'elle était piquante, et toute bonne. D'ailleurs elle manquait d'esprit. (Sur madame et mademoiselle Rebuffet, voir H. Br., I, 17 ; II, 12G-127, 165-166; Jour., passim ; Jour, d'il., 264.) Un journal inédit de 1802, à la bibliothèque de Grenoble, donne quelques détails, confus et obscurs, sur les amours de Beyle avec la mère et la fille. Est-ce d'elles qu'il s'agit, et Beyle a-t-il volontairement changé leur nom, dans Henri Brulard, I, 28 ?

« M. le comte Daru, membre de l'Académie française, associé de l'Académie des sciences, etc., etc., et moi, nous regardions le cœur de l'homme, la nature..., de côtés opposés. »

{Sow. d'Egoi., 91.)

Les Daru ne se contentèrent pas de faire danser le petit Beyle, et de l'amuser comme ils pouvaient. Quand ils virent que décidément il ne songeait plus à l'Ecole Polytechnique, ni à aucun métier sérieux où l'on accède par son travail, ils résolurent, par la faveur, de lui procurer une bonne place.

C'est alors que le futur ministre de Napoléon, l'un des organisateurs de la Grande-Armée, Pierre Daru, entra dans la vie de Beyle par un bienfait. Ce n'est pas de cela que Beyle lui en a toujours voulu. Il n'y a guère d'homme pour qui il ait montré, je ne dirai pas plus d'injustice, mais plus de discrète antipathie. Tl a un jour, et pour lui-même, dessiné le caractère de Pierre Daru ; en écrivant Burrhus ^, il était donc sincère : je crois même qu'il était exact ; mais quelle malveillance dans cette justice ! quel coup d'oeil froid et perspicace ^ ! Beyle, plus qu'un autre, n'avait-il pas cependant le devoir de l'illusion ? Dans Henri Brulard, Beyle se montre moins impartial encore ; de ce lettré et de cet homme d'état il ne trace qu'une silhouette, vraie sans doute, mais à la façon d'une caricature ^. D'ailleurs il parle de lui le moins possible. Il a pour cela les meilleures raisons. Le comte Daru lui

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