DE PARIS A MILAN
Le départ pour l'Italie. — Le passage du Saint-Bernard. Le Matrimonio Segreto.
» Je vais naître... ; et le lecteur va- sortir des enfantillages. »
{H. Br.,U, 128.)
Brusquement, le 17 floréal an VIII ^, Henri Beyle partit pour l'Italie. C^^^ '^^'
Sa fortune avait tout fait. Les événements, et la sollicitude des Daru, s'étaient chargés de décider à sa place. Avec rinsouciance d'un enfant réjoui par un beau voyage, Beyle prenait le chemin de cette Italie, qui devait être la meilleure inspiratrice de son génie et la vraie patrie de son cœur. Mais il ne se doutait guère qu'il allait à sa destinée.
Son imagination n'avait eu le loisir de rien prévoir ni de rien gâter. Certainement le mystère de la campagne de Marengo n'avait pas été divulgué devant ce gamin. On avait dû lui demander à brûle-pourpoint, un beau jour,