‹ La Jeunesse de Stendhal (volume 4)Chapitre 111 sur 369 · LE ROMANESQUE · texte numérisé non relu

LE ROMANESQUE

« J'ai pu m'enthousiasmer pour les grands caractères et les belles passions... J’en sentais le germe dans mon cœur... Quand je lisais la vie de Saint-Preux, de Brutus, de Gracchus..…., je me disais : (« À leur place, j'en aurais fait autant », et je repassais celles de mes actions qui... ressemblaient aux leurs. Tout me faisait... trouver du charme dans cette étude, mère et nourrice des

douces rêveries. »

(Journal inédit du 4 thermidor an XII 1.)

Les lectures de Beyle nous l’ont révélé mieux encore que sa vie. La discipline familiale le contraignait ou l’exaspérait ; elle ne le laissait pas lui-même. Son âme secrète et profonde nous apparaît au contraire quand nous le regardons lire les auteurs qu’il aime, dans une libre soli-

tude.

« Un roman est comme un archet, disait-il ; la caisse du violon qui rend les sons, c’est l’âme du lecteur ?. » Nous venons de recueillir, autant que nous l'avons pu, et de noter minutieusement ces résonances.

Page 1