‹ La Jeunesse de Stendhal (volume 4)Chapitre 114 sur 369 · LA RELIGION · texte numérisé non relu

LA RELIGION

Pourtant on se ferait une image bien fausse de ce garçon si éveillé, en se le figurant perdu toujours en de molles langueurs. [l rêve, il ne rêvasse pas. C’est volontairement, avec une sorte de fureur rageuse, qu’il se jette à ces visions d’héroïsme et d’amour ; par haine des platitudes qui le touchent, 1l s’enivre de romantisme. Mais cela ne l’empêche point de jeter autour de lui de vifs coups d’æil. Il sait voir ; 1l ne se gêne pas pour juger.

Aussi de très bonne heure s’est-il fait quelques idées bien à lui, sur toutes choses, et en particulier sur les deux grandes questions qui passionnaient alors plus que jamais toute la France, et venaient mettre le trouble jusque dans sa famille, la religion et la politique.

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