Prud
phrygien 1. La place Grenette s’appela dès lors place de la Liberté ?.
Le 15 août 1792, on vit se réunir sous les fenêtres du docteur les quatre bataillons de la garde nationale, et 200 volontaires sortir des rangs pour aller à la frontière ÿ. Le petit Henri Beyle dut sentir ce jour-là s’exalter son patriotisme.
Mais il était peut-être couché quand, le 24 août, à 9 heures du soir, on célébra sur la place une fête funèbre « en l'honneur des victimes de la tyrannie immolées près de la caverne du monstre des Tuileries. »
Et les images guerrières, solennelles, ou Joyeuses, vont se multipliant : la place Grenette est un champ de Mars, une salle de banquet, une église de la religion nouvelle.
Voici Kellermann, général en chef de l’armée des Alpes, que Beyle y voit passer le 4 février 1793. Les volontaires et les gardes nationaux s’y exercent de compagnie 4, car on met la ville en état de défense, et Grenoble se prépare à faire le coup de feu sur ses murs. C’est alors que les ennemis du peuple sont conduits en prison, et que le père de Beyle, € notoirement suspect », doit se cacher dans la maison de la place Grenette. Mais Henri Beyle, républicain et patriote, trouve que c’est justice 5.
Le 14 juillet 1793, au pied de l’arbre de la Liberté, 1l voit promulguer la constitution de l’an IT : discours, banquet, danses et illuminations. Et le 10 août, pour la fédération des gardes nationales de toutes les communes, la déesse de la Liberté se dresse sur un autel, et l’on