Compayré, article de la Grande Encyclopédie
2. Sur l’Idéologie et les Ecoles centrales, voir Picavet, Les Idéologues, 32-66. Qu’une doctrine philosophique exclusive inspirât tous les maîtres, on en verra bien des preuves dans la suite de ce chapitre, en particulier quand il s'agira du cours de belles-lettres.
3. L'histoire naturelle était enseignée dans la première section.
elles seules tout l’enseignement de la deuxième section, destinée aux élèves qui avaient plus de quatorze ans. Enfin, pour les plus âgés!, était réservée la grammaire générale, si importante aux yeux des idéologues, puisqu'elle apprenait à décomposer le langage, à analyser le raisonnement, à penser.
Beyle s’est trouvé là, comme à point nommé, pour recevoir cette nouvelle discipline.
Et d’abord l'esprit général qui animait tout l’enseignement, et que nous appellerions aujourd’hui l'esprit d'examen, Beyle ne semble-t-il pas se l’être assimilé mieux que personne ? Même sans l'Ecole centrale, je le veux, il aurait su penser avec audace. Mais enfin c’est l'Ecole centrale qui lui donna les premières leçons ? d’une curiosité libre et méthodique. Aussi bien lui a-t-il rendu pleine justice : « Les Ecoles centrales, l'Ecole polytechnique sont fondées ; ce fut le plus beau temps de l’Instruction publique. Bientôt elle fit peur aux gouvernants, et depuis, sous de beaux prétextes, on a toujours cherché à la gâter. Aujourd’hui, l’on enseigne aux enfants qu’equus veut dire cheval; mais on se garde bien de leur apprendre ce que c’est qu’un cheval. Les enfants, dans leur curiosité indiscrète, pourraient finir par demander ce que c’est qu’un magistrat... On cherche à former des âmes basses et à perfectionner quelque enseignément partiel ; tandis qu’il n’y a aucun cours de politique, de morale et de logiqueS,. » Beyle, lui, avait trouvé à l’Ecole centrale un cours de législation, et un cours de grammaire générale ; il y avait reçu ces principes d’idéologie, qui devaient exercer sur son esprit une influence si profonde.
Enfin, né un peu plus tôt ou né un peu plus tard, Beyle sans doute n’eût point connu les sciences 4 Il est difficile
. Troisième seclion, au-dessus de seize ans.
. Préparées pourtant par celles du docteur Gagnon.
. Vie de Napoléon, 89.
. Beyle, entrant à l’école, n’avait nulle disposition préalable pour les sciences, nulle vocation pour l'Ecole Polytechnique. On peut supposer qu’élève des lycées universitaires, il aurait été mis dans les classes de lettres. Les programmes plus scientifiques de l'Ecole centrale lui révélèrent les mathématiques,