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d’exagérer tout ce qu'il aurait ainsi perdu. Qui ne voit les habitudes excellentes qu'ont pu donner à son intellivence la clarté et la précision de l’analyse mathématique?
Pour toutes ces raisons, qui sembleront plus évidentes encore quand on verra se développer les études de Beyle, il nous apparaît dès maintenant comme le plus fidèle disciple des Ecoles centrales. Rare produit de cet enseignement unique en son genre, el si vite disparu, il gardera toujours, parmi des générations formées à des disciplines tout autres, la marque singulière de son origine. Isolé, comme on l’a remarqué déjà, entre la génération de Chateaubriand et celle des romantiques, il doit à bien d’autres causes sans doute son originalité et sa solitude intellectuelle, mais il les doit en partie à ces maîtres dont il a hérité l'esprit. S’il demeure un fils spirituel du xvue siècle, du siècle des « philosophes », n'est-ce pas beaucoup pour avoir reçu l’enseignement des seules écoles où régna jamais leur doctrine ?