LES SCIENCES
Beyle mathématicien. — Dupuy de Bordes et Gabriei Gros.
« De quelle ardeur j’adorais la vérité alors! Avec quelle sincérité je la croyais la reine du monde, dans lequel j'allais entrer ! »
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À peine Henri Beyle était-il entré à l'Ecole centrale, qu'une passion nouvelle s’empara de son esprit ; il découvrit avec ravissement les mathématiques.
Romain Colomb, qui n’est pas très intelligent, s’est étonné d’un pareil goût chez un tel enfant 1. Quant à Beyle lui-même, il ne s’en étonne pas, mais il le trouve admirable. Rien pourtant de plus naturel et de plus simple. Beyle aima les mathématiques pour le fruit merveilleux qu’il en espérait, et il les aima pour elles-mêmes.
Quand il vit qu’il réussissait assez bien en ce genre d’études, apparemment nouveau pour lui, il en conçut de grands espoirs. Non sans fracas, l'Ecole Polytechnique était alors fondée ?. Tous les « forts en science » des Ecoles centrales songeaient à s’y présenter 8. Beyle dut vouloir
1. «Ceux qui ont connu Beyle, avec son esprit si souvent paradoxal, ne pour-
ront s'expliquer le puissant attrait que lui offrit l'étude des mathématiques... » (Notice, XVIII.)