‹ La Jeunesse de Stendhal (volume 4)Chapitre 180 sur 369 · EE © D · texte numérisé non relu

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BEYLE À L'ÉCOLE CENTRALE a41

Stendhal !. Mais n’est-ce point assez d’avoir montré que la méthode et l'esprit de la critique d’art, les idées essentielles sur l’origine de la peinture, les théories du climat et des tempéraments, sont à peu de chose près les mêmes chez l’un et chez l’autre ? Sans doute Stendhal lira Montesquieu, Cabanis, Winckelmann, Ginguené, d’autres encore, qui avaient eux-mêmes plus ou moins repris les doctrines de l'abbé Dubos. Comment faire le partage de ces apports divers et convergents ? Je me garderai de l'essayer. Ne suflit-1l pas de reconnaître que l’abbé Dubos fut tout au moins l’initiateur ? Et la phrase de Beyle ne prend-elle pas maintenant pour nous un sens plus profond : « Ce livre répondait aux sentiments de mon âme, sentiments inconnus à moi-même » ? Il est permis de voir ici comme un discret aveu, le témoignage voilé d’une reconnaissance qui n'oublie pas.

Beyle n’aurait-il trouvé, dans les cours de dessin de * l'Ecole centrale, aucun autre avantage que de lire l’abbé Dubos, il n’y aurait pas perdu son temps. Les livres de prix ne sont pas coutumièrement aussi profitables.

1. Par exemple : « Le plus grand Peintre pour nous est celui dont les ouvrages nous font le plus de plaisir. Qu'on change les organes de ceux à qui l’on voudrait faire changer de sentiment sur les choses qui sont purement de goût... Quand notre esprit change... c'est qu’il est arrivé en nous un changement physique. Que chacun demeure dans son opinion, sans blâmer l'opinion des autres. » (I, 510-514).

Remarquons aussi que Dubos, avant Stendhal, a parlé de | « amour-

passion.» (1, 147.)

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