H. Br., I, 46-50 ; Jour
dans son Journal et ses lettres, jusqu’en 1806. A partir de cette date, Mante disparaît à jamais 2.
Nous le connaissons assez mal. Dans son enthousiasme, Beyle lui attribuera un jour tous les mérites, ( le génie le plus vaste et le cœur le plus sensible. 2 » Mais nous savons d'autre part qu'il lui reprochait parfois sa « froideur $... » Mante paraît en vérité avoir été surtout un raisonneur acharné. Beyle, naïf et parfait ami, n’hésite point à l'appeler « un des plus grands idéologues qui existent 4». Mante philosophe sans cesse, avec Beyle et sur Beyle. Il a le mérite de bien connaître ce caractère singulier 5, et de lui donner des conseils sagaces. Avant Crozet, 1l est donc son camarade intellectuel, il l’aide à exercer sa raison, et à penser hbrement de tout. Mante est anticlérical et républicain $. Beyle l’en aima davantage.
Nous ne saurions pourtant croire que Beyle ait nourri pour Mante des sentiments aussi exaltés dès le temps de l'Ecole centrale. Au contraire c’est alors, selon toute apparence, qu'il découvrit à Plana du génie. Cet ami de Beyle, un de ceux qu’il admirait le plus, est aussi celui que nous connaissons le moins ?.
Plana fut peut-être le premier Italien que Beyle ait pratiqué. Né à Voghera 8, ce Piémontais avait, nous ne savons pourquoi, suivi les cours de l’Ecole centrale ?.
1. Sans que nous en sachions la cause. Il est nommé pour la dernière fois dans le Journal le 18 mai 1806 (309), et dans le Correspondance le 26 janvier de la même année (I, 228).