Dans une lettre inédite de Bigilhon
&. Corr., I, 150.
5. « Le philosophe Mante me connaît enfin... » (Jour., 129.) Beyle était flatté d’être un objet d'analyse et d'étude pour un idéologue si distingué.
6. Bibl. de Grenoble, lettre inédite, et Jour., notice nécrol., 472.
7. Je n’ai retrouvé sur lui, dans les archives de Grenoble, que la mention de ses nombreux succès à l'Ecole centrale. Il ÿ entra seulement en 1798, et remporta, dès la seconde année, le premier prix de belles-lettres, de mathématiques, et de dessin.
8. Le 8 novembre 1781, d'après Chuquet (lis. cit., 27, note. Cf. Feuilles d'Hist., 1% mai 1913).
9. Etait-il parent de ce pharmacien de la place Grenette que nomme Beyle (H. Br, II, 52) ?
Il entra à l'Ecole Polytechnique en 1800, et devint, en 1803, professeur de mathématiques à l’école d’artillerie de Turin !.
Beyle n’a jamais parlé de lui qu'avec une vénération singulière. « Tu auras peut-être la curiosité de me demander, écrit-il à sa sœur en 1803 ?, quels sont les hommes supérieurs de Grenoble dans ce moment-ci : je te répondrai : Gros et Plana… Pour Plana, si rien ne le détourne, il sera un grand homme dans dix ans ; j'ai le plaisir d’être son ami intime. » Et il écrit dans son Journal ® : « Plana, comme Alfieri.…, méprise toute la canaille. »
Nous ne pouvons juger si l'admiration de Beyle était justifiée. Les quatre lettres de Plana, conservées à la bibliothèque de Grenoble, laissent voir du moins un esprit clair et ferme, et le mélange bien stendhalien de passions fortes avec une raison supérieure. Elles nous révèlent aussi l’amitié de Beyle : c’est à Plana qu’il s'adresse alors pour obtenir un poison mortel. Mais Plana lui déconseille le suicide, et ne ne lui envoie nul poison. Nous lui devons peut-être Stendhal.
Cette amitié sera durable. Beyle correspond encore avec «le bon Plana 5 » quand il est à Milan, entre 1815
et 1820.
Beyle fit enfin, à l'Ecole centrale, la connaissance de Crozet $. Cet homme remarquable, le plus intelligent de tous les amis de Beyle, le plus fidèle, avec Colomb, mérite une longue et minutieuse étude. Mais il n’est point temps de la faire. À Grenoble, les deux amis ne sont pas encore liés. Camarades et rivaux, l’un et l’autre obtien-
. Chuquet, 1d., ib.
. Corr., », 45:
. Page 228.
. En 1804.
. Alors « astronome royal » à Turin. (Corr., T1, 36.)
6. « C’est, je crois, au latin (comme nous disions), chez M. Durand, que je me liai avec Crozet.. » (H. Br., II, 5.) Il était, ainsi que Plana, € d'un an en arrière » sur Beyle, et ne fut reçu à l'Ecole Polytechnique qu’à la fin de 1800. Beyle se trompe par conséquent lorsqu'il écrit (id., &b., 7) qu'il a vu souvent Crozet à Paris en 1800. ;