‹ La Jeunesse de Stendhal (volume 4)Chapitre 207 sur 369 · H. Br., I, 157-159. J'ai cité tout le passage, p · texte numérisé non relu

H. Br., I, 157-159. J'ai cité tout le passage, p

imagination de vieillard plus qu’elle n’avait pu émouvoir celle d’un enfant de sept ans ?

La religion ne l’arrêtait pas plus que la famille. Un ou deux ans plus tard c’est une nonne « grande et bien faite » pour laquelle il montre un intérêt trop vif. On avait eu l’imprudence de laisser entrer ce petit garçon chez les religieuses. Mais l'abbé Raillanne veillait. Beyle « ne la vit plus À ».

Et déjà, aux Echelles, il avait connu pour la première fois les émotions d’un amant jaloux : €... une demoiselle que j'aimais avait bien traité un rival de... vingt-cinq ans. » — « Après ma révolte par jalousie, je jetai des pierres à ces dames 2... » Beyle n’est point un soupirant résigné. Mais nous connaissons mal ce roman inachevé. Beyle ne sait même plus comment s’appelait « l’objet de ses amours. » Plus fidèle, ou plus amoureux, après une aventure presque semblable 8, Berlioz n’a rien oublié ; à soixante ans il aime encore Estelle. Beyle se montre ici très inférieur à son romantique compatriote.

La vertu de Beyle n’est point la constance. Nous le voyons bientôt « excessivement touché de la beauté du bras de Mademoiselle Bonne de Saint-Vallier... », désir singulièrement précis pour un enfant de dix ans. Là encore il connut la jalousie et ses fureurs 4.

Mais quand des lectures vraiment prématurées sont venues instruire et surexciter encore cette ardente précocité, Beyle ne se connaît plus. La haine unie à la plus proche parenté ne suffisent point à réprimer l’audace de ses désirs. Séraphie elle-même, l’aigre dévote, trouble son imagination malade : « Elle sortait jambes nues, sans bas, le matin, dans le clos. — J'étais tellement emporté par le diable que les jambes de ma plus cruelle ennemie me firent impression. Volontiers j’eusse été amoureux de

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