Quant à la dixième, Sophie, nous ne savons rien d’elle
4. Il était né le 29 mars 1747. Sans doute à la mort de son père restait-il le seul fils vivant. Il avait eu deux frères, nés l’un onze ans, l’autre six ans avant lui.
5. « C'était un homme... réfléchissant toujours à des acquisitions et à des ventes de domaines, accoutumé à vendre aux paysans et à acheter d'eux... » (11. Br., I, 80, 78.) — « Mon horreur était de vendre un champ à un paysan en finassant pendant huit jours, à l'effet de gagner 300 francs ; c’était là sa passion. » (Zd., 80.)
Stendhal n’a pas calomnié son père en l’accusant d’avarice. Les lettres qu’il écrivait à son fils suffiraient à en faire foi. Nous retrouverons plus tard cette avarice en action, mais en voici un trait frappant. Dans une lettre, odieusement
Son métier n’était pas fait pour combattre de pareilles tendances. De son père, qui lui-même l’avait reçu du sien, il avait hérité à son tour la charge de procureur !. Il fut ensuite avocat auprès du Parlement de Grenoble, et jurisconsulte estimé, puisqu'il devait être nommé avocat consistorial, distinction des plus enviables ?. A l’âpreté intéressée et pratique du paysan Chérubin Beyle va donc unir la froideur subtile et sèche de l’homme de loi.
Par son métier, il appartenait à un monde à part, ce monde du palais, qui formait une bourgeoisie dans la bourgeoisie, et avait ses ridicules, ses vices, et même ses vertus. Chérubin Beyle semble avoir participé aux uns aussi bien qu'aux autres.
Toute voisine de la noblesse de robe, et rendue fière, mais un peu envieuse en même temps, par un tel voisinage, cette bourgeoisie de robe, comme on pourrait l’appeler, avait de la tenue, une gravité volontaire et en quelque façon professionnelle, et un peu d’aigreur plus ou moins
pleine de détails matériels (en particulier sur l'élevage des moutons mérinos, dont il espérait grand profit), Chérubin Beyle ne recommande-t-il pas à son fils, pour économiser l’intérêt de l’argent, de payer les livres qu’il achète seulement au bout de trois mois, commercialement ?