‹ La Jeunesse de Stendhal (volume 4)Chapitre 35 sur 369 · SIN CARS EX · texte numérisé non relu

SIN CARS EX

k. Id., 54.

5. Comme il fit, en 1799, lors de l'épidémie de fièvre putride qui désola Grenoble, où s'étaient accumulés les blessés et les malades de l’armée d'Italie. (Cf. Réponse de Paul Fournier.)

était-ce « l’homme de la ville dont la conversation était le plus recherchée par tous, depuis Madame Barthélemy, cordonnière, femme d’esprit, jusqu’à M. le baron des Adrets 1... »

Mais cet homme populaire ne laissait pas d’être, comme Henri Beyle à son image, un rafliné et un dégoûté : il préférait la noblesse. « Il était le médecin et l’ami de la plupart des maisons nobles » ; ce qui le rendait, naturellement, « l’oracle de la bourgeoisie ? ».

Riche #, il savait jouir en sage de sa fortune, sans un faste inutile. Il habitait une des plus belles maisons de la ville, mais il ne l’avait apparemment choisie que pour son agrément 4 Située au centre de Grenoble, au coin de la place Grenette et de la Grande Rue, elle était gaie et ouverte à tous les événements du dehors, comme son propriétaire. Par derrière, une terrasse qui donnait sur le Jardin public permettait au docteur Gagnon, à son choix, de regarder « la bonne compagnie » se promenant sous de frais ombrages, ou bien, comme un sage désabusé, et qui a lu Jean-Jacques, d’arroser les fleurs de son jardin, et de philosopher devant les étoiles.

Ce médecin charitable, cet homme du monde, ce lettré, était tout ce qu'il faut pour jouer dans sa ville un rôle important. Îl « avait été depuis vingt-cinq ans... le promoteur de toutes les entreprises utiles et. libérales 5 ». Non qu'il eût proprement la passion du bien public : pas plus celle-là que les autres. Mais il désirait sincèrement le bonheur d’autrui, quand il pouvait le lui donner sans trop abîmer le sien.

IL prit part à toutes les fondations destinées à développer l’instruction publique. En intellectuel, il croyait que lon n'arrive à rien que par l'intelligence, et il désirait la

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